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Témoignages en faveur de la pédagogie STEINER-WALDORF




25 novembre 2020


Alexandra GUERRE, Rédactrice en Chef du Figaro Madame, Ancienne élève à l’école de Verrières-le-Buisson Je suis rentrée à l’école Steiner de Verrières-le-Buisson en maternelle (jardin d'enfants) et j'y suis restée jusqu'à la fin de la 1ère (12ème classe), soit presque toute ma scolarité. J'ai ensuite intégré sans aucune difficulté le Lycée Notre-Dame de Sion (paris 6ème) ou j'ai fait ma terminale et obtenu mon bac. J'ai adoré mes années chez Steiner, cette éducation bienveillante m'a ouverte au monde, m'a donné confiance en moi, m'a rendue tolérante, ouverte. Je me sens intégrée et à ma place partout, quel que soit l'univers professionnel ou personnel dans lequel j’évolue. Je sais que c’est grâce à la pédagogique Steiner, qui place l’enfant au centre de tout que je me suis construite. Je n'ai pas grandi en ayant l'impression que je n’étais pas à la hauteur, même si j’étais moins bonne dans certaines matières, comme tous les élèves du monde. Au contraire, j’ai grandi avec la certitude que le monde était grand et que chacun y trouverait sa place, quels que soient ses talents, ses faiblesses ! Cette éducation ouverte, tolérante et joyeuse, est le contraire d'un quelconque endoctrinement sectaire ! Je ne me suis jamais sentie étrangère au monde, exclue, en décalage, bien au contraire ! J'ai grandi dans un environnement bienveillant, qui m’a apporté un équilibre profond, tout au long de ma vie. J’ai pu vivre ma religion (catholique) comme bon me semblait, l’école étant ouverte à toutes les religions et surtout à la laïcité. Je suis parfaitement intégrée, je suis rédactrice en chef d’un grand magazine féminin, et je garde un merveilleux souvenir de mes années Steiner. J’aurais aimé y mettre mes enfants, malheureusement c’était trop loin de chez moi. Je suis heureuse d’avoir eu la chance de grandir si bien entourée, dans cette école où les professeurs enseignent avec passion et bienveillance.



Florence EUILLET, Orthophoniste, Parent d’élève à l’Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson En tant que parent, une de mes préoccupations majeures pour le choix de la pédagogie au moment de la scolarisation de mon premier enfant était de m'assurer de la bienveillance de ses éducateurs et du respect de son individualité ; c'est ainsi que nous avons rencontré la pédagogie Steiner. Jusqu’à présent, ce choix s’est confirmé de plus en plus au fil du temps avec les heureuses surprises des jolies histoires au retour de l’école ou des belles découvertes des fêtes de trimestre, l’étude plus approfondie de l’intelligence avec laquelle les enseignements sont abordés dans le respect du rythme du développement de l’être humain ( et en complète adéquation avec nos connaissances les plus récentes des neurosciences sur l’apprentissage - alors même que les fondements de cette pédagogie sont maintenant centenaires! ), et enfin - et surtout - l’observation du développement harmonieux de mes enfants et comment, tout en douceur, certaines faiblesses s’estompent - jusqu’à disparaître même - grâce aux impulsions bienveillantes des professeurs attentifs à l’évolution de chacun individuellement et socialement. Ainsi, au rythme des années scolaires, je suis heureuse de voir mes enfants grandir en ayant la conviction qu’au moment d’aborder leur vie d’adulte, ils seront prêts avec toutes leurs qualités et toutes leurs forces pour réaliser leur chemin de vie.


Dr Antony MAUVAIS, Chercheur, Ancien élève à l'Ecole Perceval, Chatou Ancien élève de l'école Steiner, j'y ai été scolarisé deux ans, entre 16 et 18 ans. Enfant distrait, très timide, hypersensible, j'étais un produit de l'échec scolaire. Suite à une succession classique de problèmes de santé, de redoublements et d'erreurs d'orientation, mon parcours dans l'éducation nationale s'est interrompu en classe de seconde, à l'issue d'un conseil de classe qui prononçait ma déscolarisation. J'étais désespéré. Comme ma famille n'a jamais douté de mes aptitudes ni de mon avenir, elle a vite trouvé la pédagogie alternative qui pourrait me convenir. C'est ainsi que j'ai pu intégrer l'école de Chatou (Perceval), quittant la région de Besançon où j'avais grandi pour une chambre au pair à Rueil-Malmaison. J'étais résolu. Mes deux années passées à Perceval m'ont sauvé la vie, littéralement. Mon adaptation fut bien plus rapide qu'anticipée, grâce aux enseignants comme aux élèves de ma classe, où régnait la gaieté. Ce fut d'abord ma découverte ahurie d'un jardin d'enfants où les plus petits allaient en chantant, puis les premiers compliments reçus de mes professeurs : je n'en avais jamais entendu jusqu'ici. L'enseignement par "périodes" m'a un peu dérouté au début mais je m'y suis fait vite, surtout pour celles où l'imagination et la créativité étaient sollicitées : marqueterie, sculpture, chorale, etc. Tout n'a pas été rose bien entendu, car il m'a fallu me reconstruire vraiment après l'échec scolaire, et les professeurs de Perceval ont été d'une bienveillance et d'une honnêteté totales envers moi. En quelque sorte, j'ai découvert à Chatou la cohérence qui m'avait tant fait défaut dans mon parcours précédent. Jamais je ne me suis senti endoctriné ni sous l'emprise de la pédagogie Steiner : nos professeurs nous encourageaient au contraire à trouver notre propre cohérence. Je leur en suis profondément reconnaissant. Revenu dans le cycle classique pour y passer le bac, j’ai poursuivi avec des études courtes qui m’ont laissé sur ma faim, enfin retrouvée ! Puis j’ai enchaîné avec l’Université, jusqu’au doctorat. Finalement, après quelques années de recherche, j’ai créé avec un éminent Professeur d’Université une fondation qui s’occupe d’accompagner les milliers de chercheurs en mobilité internationale vers la France. Peu de gens connaissent mon parcours, mais j’en suis fier et j’en parle de plus en plus, non seulement par conviction que l’éducation nationale réussit à la plupart des élèves mais qu’elle n’est pas la panacée ; mais encore par volonté aussi de témoigner en faveur d’une autre pédagogie, qui m’a tant apporté. Dr Antony Mauvais Le 26 février 2020.


Sonia PERRIN, Communication, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou Je suis ce que j'appelle une enfant Steiner. Je le revendique et le clame car j'en suis fière. J'ai intégré l'école Perceval à l'âge de 10 ans, en 1979. Je venais d'être accueillie par un papa et de changer radicalement de vie. À Chatou, j'ai rencontré ma seconde famille, Annick Lebré-Cossu, ma merveilleuse institutrice, qui nous a accompagnés plusieurs années dans nos enseignements et notre développement, et des amitiés pour la vie. Je suis toujours en relation avec Annick et mes anciens camarades qui m’ont encouragée dans toutes mes aventures. La pédagogie Steiner-Waldorf, basée sur l’amour, la confiance et l’enthousiasme, aux lieu et place de l’ambition, la crainte et la compétition, a forgé ma personnalité, et ses valeurs m’accompagnent depuis. Dans un monde en perpétuel mouvement, souvent incertain, il me semble essentiel pour chaque enfant d’être reconnu en tant qu’individu, de sentir que l’on croit en lui, d’être accompagné vers son épanouissement dans un équilibre entre travail intellectuel et travail manuel et où la création tient une large place. Qui peut douter de la valeur de ces fondamentaux ? Quand cessera l’opprobre jeté sur les écoles Steiner-Waldorf ? Pourquoi, parce que la bienveillance en pédagogie n’a pas sa place ? Combien de temps encore jugera-t-on qu’une bonne école est forcément une école républicaine et autoritaire ? Liberté, égalité, fraternité sont des valeurs partagées par la pédagogie Steiner-Waldorf tout comme le sont la laïcité et le refus des discriminations. J’ai d’ailleurs trouvé davantage de tolérance pour la différence à Perceval que dans les établissements que j’ai fréquentés par la suite, notamment au lycée où régnait un esprit agressif de compétition et de jugement. J’ai suivi un parcours supérieur en communication au CELSA et en histoire de l’art et anthropologie à New-York University. Je travaille depuis vingt-cinq ans à différents postes de direction, successivement à la Maison Européenne de la photographie, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain et désormais au Centre Pompidou-Metz, toutes trois des institutions culturelles reconnues à l’international. J’ai créé une association pour soutenir l’accès à l’éducation à Madagascar. J’ai également créé une société pour mener des missions professionnelles personnelles, toujours dans la culture. Je suis maman. Mes six années à l’école Perceval m’ont appris à garder un esprit ouvert, curieux et créatif et m’ont donné le goût de l’innovation et la confiance pour aller de l’avant. La pédagogie Steiner-Waldorf m’a enseigné le respect d’autrui, ce qui m’a été utile dans mes fonctions de manager. Priver les jeunes de ces enseignements serait aller à l’encontre d’un des fondamentaux de la République : la Liberté. Chaque parent doit avoir la liberté, s’il le peut, de choisir quelle éducation offrir à son enfant, et les écoles Steiner-Waldorf sont à l’écoute de toutes les familles sociales et culturelles. Que la presse oublie un peu le côté angélique, orge bio, grandes tuniques et macramé des écoles Steiner et qu’elle fasse son travail et se concentre davantage sur l’aspect progressif de cette pédagogie, fondée sur une meilleure connaissance de l’élève et tournée vers le monde. Sonia Perrin.


Elsa LANGLAIS, Senior project manager, Ancienne élève à l'Ecole de la Mhotte, Saint-Menoux Ayant été informée récemment des attaques et critiques violentes envers les écoles Steiner, je me permets de donner un court témoignage en tant qu'ancienne élève. J'ai été scolarisée à l'école Steiner, du jardin d'enfants jusqu'à mes 10 ans. J'ai souhaité de par ma propre volonté d'enfant aller au collège, car l'école se réduisait malheureusement, et je souhaitais suivre mes copains. Ces années ont été source d'épanouissement, tant par la richesse de l'enseignement que par la liberté individuelle accordée à chaque enfant et à la diversité des activités. Pendant mon enseignement secondaire, j'ai toujours eu de très bonnes notes et ai été '' en tête'' de mes classes, même si je n'aime pas ce terme. J'ai eu mon bac littéraire avec mention très bien, ce qui m'a permis d'accéder à une bourse au mérite qui m'a été très utile, étant donné que mes parents n'avaient pas les moyens financiers de m'aider dans mes études. J'ai suivi des études de lettres puis de gestion internationale, et j'ai croisé mon enseignement avec de nombreux échanges scolaires et universitaires de longue durée, en Allemagne, au Paraguay, en Australie, à Cuba, et au Brésil, où je vis actuellement. De nature curieuse et autodidacte, en grande partie grâce à mes années Steiner, j'en suis sûre, je me suis épanouie professionnellement en créant un club de sport, puis en étant à la tête du développement international d'une entreprise de transport d'œuvres d'art. Aujourd'hui à quelques mois de la trentaine, j'ai refusé un poste parisien à gros salaire afin de continuer à voyager, passer du temps avec ma famille et me recentrer sur ma mission de vie afin de trouver une activité qui fera plus de sens pour moi et pour la planète, car notre société manque cruellement d'autocritique et de gens heureux. Tous les jours lors de mes nombreuses rencontres, je valorise l'enseignement que j'ai reçu en école Steiner et comment il m'a poussé à devenir indépendante (je tiens à préciser que je suis indépendante de toute appartenance religieuse), critique, et responsable. Je ne pense pas encore à avoir des enfants, mais j'aimerais beaucoup avoir l'option de les scolariser en école Steiner. J'espère que vous verrez ce témoignage non comme un ensemble de justifications, mais bien comme une réelle fierté.


Lucile POMMIER, Graphiste, Ancienne élève à l'Ecole Rudolf Steiner, Sorgues J’ai été élève dans une école Steiner-Waldorf du CM2 à la fin de ma seconde. Grâce à une exigence bienveillante et à la confiance que les professeurs nous donnent, est née en moi une envie de comprendre, de savoir, de connaître les choses et le monde. L’ouverture à tous les possibles, sans restriction. Étant enfant, on nous permet de rêver le monde, de rêver notre vie. J’ai appris à être actrice de mon apprentissage, de ce qui m’entoure, et cela compte encore aujourd’hui. Le travail de fin de cycle demandé à chaque élève à la fin de son cursus est une forme très aboutie de cette confiance et de cette exigence bienveillante dont chaque enfant est entouré. Il permet d’explorer un sujet que l’élève choisit. C’est quelque chose vers quoi tendre en cette dernière année. Un projet dans lequel nous nous investissons individuellement et qui a toute l’importance que nous lui donnons. Le mien portait sur la calligraphie chinoise, que j’ai étudiée cette année-là, et occidentale, que nous apprenions en cours d’art depuis quelques années et que j’ai approfondie. Ce projet peut être décisif pour l’avenir, ou pas, il reste néanmoins toujours des traces de cette fierté de mener au bout un projet aussi engageant lorsqu’on a 17 ans. Ça m’a été bénéfique, c’est certain ! Après une licence de Lettre & Arts je suis devenue graphiste et c’est grâce aux écoles Steiner-Waldorf et à mes professeurs qui ont permis que se construise cette confiance en moi-même.


Clémentine FRITSCH, Directrice de casting, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou J'ai été scolarisée de la troisième classe à la terminale à l'école Perceval de Chatou où j'ai obtenu mon bac littéraire option arts renforcés. Cette pédagogie prend l'enfant dans son intégralité et permet de se sentir valorisés grâce aux différentes matières enseignées, notamment la pratique des travaux manuels l'après-midi, telles que la musique, la sculpture, la peinture, le chant, le théâtre, l'histoire de l'art, la calligraphie... Tous ces arts nourrissent réellement mon métier aujourd'hui. Je soutiens profondément cette pédagogie !


Hélène KIEFFER, Étudiante en médecine, Ancienne élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson J'ai effectué toute ma scolarité depuis le jardin d'enfants jusqu’à mon bac à l’école Steiner de Verrières-le-Buisson ; mes trois frères et sœurs ont aussi passé une partie de leur scolarité à l’école Steiner, mais chacun pour des raisons différentes a choisi de ne pas suivre le cursus jusqu'au bout. J'ai fait le choix de vouloir rester dans cette école car j'y ai trouvé un enseignement de qualité, des professeurs à l'écoute et une relation avec mes camarades très enrichissante du fait que nous connaissions certaines personnes depuis très longtemps. Être dans cette école m'a permis de développer ma culture et ma sensibilité pour l'art même si j'ai aujourd'hui choisi un cursus plutôt scientifique. Je pense que cette pédagogie nous encourage aussi à développer notre autonomie, notre propre façon de penser et notre esprit critique. Le fait que nous ayons un large panel de disciplines enseignées nous permet, même si on choisit un domaine spécifique plus tard, de rester ouverts aux autres et de savoir aborder les choses de différents points de vue. De plus je n'ai jamais eu l'impression que certaines aptitudes soient plus valorisées que d'autres comme c'est parfois le cas, entre les savoirs scientifiques et d'autres savoirs plus manuels et je pense que cela nous mène à plus de tolérance et respect des différences en général. On entend souvent dire que le niveau scolaire dans les écoles Steiner est mauvais ; peut-être parce que l'on prend plus le temps quand on est petit, qu'on apprend à lire un peu plus tard que dans les écoles publiques par exemple, mais je ne suis pas du tout d'accord avec ces critiques parce que même si j'ai appris à lire un peu plus tard que les autres enfants, j'ai obtenu mon bac avec mention sans aucune difficulté et je fais maintenant des études de médecine qui sont pourtant réputées très difficiles et pour lesquelles un mauvais niveau scolaire m'aurait interdit l’accès. De plus le fait d'avoir pris mon temps et de diversifier les apprentissages m'a permis de développer une grande curiosité et une soif d'apprendre qui fait que j'ai toujours aimé aller à l’école, ce que je considère comme une grande chance quand je vois le nombre d'enfants qui vivent leur scolarité comme une contrainte, voire un calvaire. Enfin je tenais à faire ce témoignage pour confirmer le fait qu'il n'est jamais question d’anthroposophie dans les enseignements que nous recevons ; d'ailleurs je ne saurais même pas en donner une définition ni même les grands principes. En outre de nombreux professeurs que j'ai eu au cours de ma scolarité exerçaient à la fois dans le public et dans des écoles Steiner et présentaient simplement une volonté d'enseigner différemment et avec des méthodes qui leur semblaient intéressantes, compte tenu de leur expérience. Je suis très reconnaissante pour tout ce que cette pédagogie m'a apporté de bon et de beau, j'ai toujours trouvé beaucoup de bienveillance dans cette école et c'est pourquoi je tenais à partager mon expérience.


Chloé BOUC, Étudiante, Ancienne élève à l' Ecole de la Mhotte, Saint-Menoux La vérité c'est qu'il est difficile de mettre des mots sur des choses qui m'ont toujours paru évidentes. L'envie, chaque matin de me lever pour aller à l'école, retrouver mes amis bien sûr, mais aussi par simple envie d'apprendre et de découvrir toujours plus. Le fait de me sentir en sécurité et respectée pour ce que je suis. De savoir que je ne serais pas comparée à mes autres camarades, mais qu'ils seraient pour moi une source d'apprentissage, comme je le serais pour eux. Apprendre à respecter l'autre, le voir comme un égal et non comme un potentiel concurrent. S'entraider. S'ouvrir au monde avec humilité et respect. Respecter l'environnement, la nature et tout ce qu'elle contient mais aussi tout ce qui m'entoure. Exercer mon esprit, mon intellect autant que mes capacités artistiques et manuelles. Considérer toutes les activités manuelles, artistiques, expressives comme égales à tout ce qui touche l'intellectuel. Dites-moi pourquoi un grand mathématicien serait-il "supérieur" à un couturier, un comédien, un peintre ou un maçon ? Il n'y a là pour moi aucune raison de supériorité, le premier est doué dans un domaine tandis que le deuxième est doué dans un autre. Donnez un patron et du tissu à un mathématicien ou bien des briques et du ciment, il ne saura rien en faire. Avoir le droit de devenir ce que je veux vraiment, sans pour autant avoir le sentiment de me diriger vers un métier soi-disant "ingrat" et sans "potentiel". Le monde a aussi besoin de tous ceux qui parlent avec leurs mains, leur corps et leur voix. Vivre les choses. Si ma scolarité en école Steiner m'a donné une opportunité, c'est bien celle de vivre des expériences fortes et riches en découvertes dont je suis toujours sortie grandie et un peu plus épanouie. Le théâtre, la musique, les stages en immersion, l'élaboration de projets personnels, m'ont permis de me découvrir des qualités, des facilités et des envies, des difficultés et des peurs à surmonter. Elles m'ont permis de me découvrir un peu plus à chaque fois, de me connaître et de devenir qui je suis. Je suis persuadée que c'est en vivant les choses que l'on peut décider de ce que l'on veut et de ce que l'on ne veut pas dans notre vie. Non, la pédagogie Steiner n'est pas une secte parce qu'elle m'a donné la LIBERTÉ !


Ayfer YILDIRIM, Éducatrice/thérapeute familiale, Parent d'élève à l' Ecole Michaël, Strasbourg J'ai fait le choix de scolariser mes deux enfants dans une école Steiner car mon fils a été sujet à de mauvais traitements (humiliations, réprimandes hurlées à quelques centimètres de son visage) de la part de ses deux enseignantes les deux premières années en école maternelle ! En plus de cette pédagogie par l'humiliation, étaient demandées des tâches inadaptées aux capacités d'un enfant de cet âge de 4-5 ans (comme de devoir reproduire le dessin du système respiratoire sous prétexte que l'enseignant travaillait sur l'élément "air") ce qui était source de stress supplémentaire et mettait mon fils dans une situation d'échec. Il commençait à perdre confiance en lui, il commençait aussi à être sujet à des réveils précoces (vers 5h au lieu de 7h habituellement...) tellement il angoissait d'aller à l'école. Il était souvent malade... c'est pourquoi pour limiter les dégâts j'ai choisi de le mettre au jardin d'enfants Steiner et comme il s'épanouissait dans ce cadre j'ai décidé de poursuivre son inscription à l'école et aussi d'y inscrire sa sœur dès ses 3 ans pour lui éviter de développer une phobie scolaire comme son frère. Alors les personnes qui critiquent ces écoles ont- elles mieux à proposer ? Car nous n'avons eu que de mauvaises expériences à l'éducation nationale ! Nous sommes de confession musulmane, et depuis les sept années que nous fréquentons l'école je rencontre des familles de divers horizons religieux (ou non croyants), ethnique et social, et la motivation commune ayant poussé ces parents à faire le choix de l'école Steiner c'est de permettre à leur enfant de faire leurs apprentissages dans un milieu respectueux de leur personne, et même si pour cela il doivent faire des sacrifices financiers et de temps pour pallier les manques de reconnaissance et d'aide de l'État ! Je n'ai à aucun moment ni constaté sur mes enfants, ni entendu un parent dire qu'il avait l'impression que son enfant vivait un endoctrinement ! Si apprendre à un enfant à respecter ses propres besoins, à respecter ses pairs et son environnement (nature) est un endoctrinement, alors oui il y a endoctrinement dans les écoles Steiner ! Le slogan "l'école qui fait aimer l'école" est tout à fait adapté pour les écoles Steiner, non seulement mon fils aime maintenant aller à l'école mais il guérit des blessures que ces deux années d'école maternelle lui ont laissé et dont il relate encore maintenant l'atrocité... Personnellement je n'ai pas trouvé mieux que l'école Steiner, et je remercie tous ces professeurs qui acceptent de travailler pour le SMIC par conviction, et qui aident nos enfants à cultiver ce qu'ils ont de mieux en eux tout en leur apprenant que la collaboration vaut bien mieux que la compétition. Alors j'en conviens c'est à contrecourant des "valeurs" de la société de compétition dans laquelle nous vivons actuellement et dans laquelle la fin justifie les moyens, comme essayer de discréditer et de salir, juste par vengeance personnelle ou juste par bêtise...


Stéphanie DESFONTAINES, Coach, consultante, Parent d'élève à l'Ecole Perceval, Chatou Je suis maman de trois filles scolarisées dans l'école Steiner de Chatou depuis douze ans. Régulièrement, je lis dans la presse des articles sur les écoles Steiner qui ne reflètent pas la réalité de ce que j'expérimente depuis dix ans, en particulier les articles incluant des interviews de M. Grégoire Perra ou le long article du Monde Diplomatique de l'été 2018 sur l'École du Possible à Arles. Je comprends que l'on puisse trouver cette pédagogie différente, c'est bien le cas ; que l'on puisse parfois être étonné par ce qui se passe dans les écoles, notamment par l'eurythmie qui est difficile à appréhender, bien sûr ! Ce que je ne comprends pas, c'est que certains journalistes n'approfondissent pas leur enquête. Très souvent, il y a très peu de confrontation de points de vue et l'article reste fort superficiel. Très souvent, les articles témoignent d'une forte subjectivité : les conclusions relèvent davantage d'une interprétation personnelle que d'une réelle exigence intellectuelle à faire éclore une forme de vérité. Je n'ai connu les écoles Steiner que dans ma vie d'adulte. Enfant, j'ai suivi un cursus dans une école "classique". J'ai fait des études très classiques aussi, une classe préparatoire et l'école HEC, qui ne prédisposent pas à sortir des modèles en place. Mon environnement personnel ne me prédestinait pas à mettre mes enfants dans cette école. Donc je me suis beaucoup renseignée avant d'y inscrire mes enfants. J'ai demandé à une orthophoniste de trente ans d'expérience d'aller rencontrer des professeurs pour partager son avis sur la pédagogie. Elle m'a dit : "C'est exactement cela qu'il faut faire pour enseigner aux enfants, et si toutes les écoles le faisaient, nous, les orthophonistes, n'aurions plus de travail". Depuis douze ans, j'ai connu un nombre important de professeurs différents à l'école de Chatou, je me suis impliquée dans la vie de l'école et je crois bien la connaître. Je trouve les attaques répétées dans la presse tout à fait injustifiées. J'ai cherché à comprendre pourquoi ce monsieur Perra disait tant de mal de l'école, avec autant d'énergie, de détermination, de régularité, et j'ai compris que son expérience d'enseignant dans l'école de Chatou, au début très positive pour tout le monde, avait évolué au détriment de certains élèves et qu'il était peut-être en colère d'avoir été contraint de quitter l'école. Il est surprenant que le travail journalistique (en tous cas celui que j'ai observé pour l'instant) n'ait pas permis de mettre à jour cette histoire compliquée de M. Perra avec l'école, pour relativiser ses propos. L'information n'est en effet pas difficile à trouver. Je ne doute pas qu'un jour un journaliste ait envie de relever ce défi, s'intéresse à ce "cas" des écoles Steiner dans la presse. De mon côté, je ne peux que témoigner d'une école saine, avec ses qualités et ses défauts comme toutes les écoles, mais en aucun cas caractérisée par les dérives graves qu'on lui prête, notamment de prétendues dérives sectaires. Une secte cherche à priver les personnes de leur liberté, à manipuler, à s'enrichir. En tant que parent, j'observe une école qui ouvre l'esprit, qui fait gagner les enfants en liberté, en autonomie, qui leur montre un champ de possibilités et de réalités beaucoup plus vastes que ce qui existe dans les écoles des amis de mes enfants, de mes neveux et nièces, des enfants de mes voisins. Cela ne correspond pas du tout aux accusations portées. Je suis tout à fait disposée à partager davantage mon expérience avec quiconque en ferait la demande.


Elodie FOURNIER, Professeur des écoles, Ancienne élève à l'Ecole SteinerWaldorf, Verrières le Buisson J'ai effectué toutes mes années d'école avec la pédagogie Waldorf (de la première année de jardin d'enfants à la fin de première de lycée - terminale dans un lycée prestigieux parisien). Aujourd'hui je suis professeure des écoles dans l'Éducation nationale et il n'y a pas un jour où je ne remercie intérieurement mon éducation initiale de m'avoir armée comme je le suis. Je me sens tellement bien outillée pour m'adapter aux fluctuations de la vie, aux changements, que je remercie cet enseignement dispensé dans mon école Steiner, qui m'a appris le maniement de tant d'outils, qui m'a appris la confiance en moi, le goût de faire, de créer, la liberté de choisir. Une éducation qui m'a fait très vite comprendre que j'avais un rôle à jouer dans la vie, quel qu'il soit. Une école qui m'a appris à réfléchir, qui m'en a donné le temps, sans pressions inutiles, qui a accepté que mon rythme d'assimilation des notions ne soit pas celui du voisin, qui m'a permis d'explorer les voies qui s'offraient à moi, selon mes envies et non selon mes soi-disant capacités. Je n'ai pas le souvenir d'avoir eu peur, de m'être sentie brimée, jugée, dévalorisée. Mes professeurs ont été dans l'ensemble à l'écoute, encourageants. Aujourd'hui j'essaye d'avoir ce même regard sur mes élèves. De leur donner envie de venir apprendre, faire, expérimenter, comme moi j'ai eu envie de le faire. J'essaye de développer en eux le goût de la réflexion, de la création, et je m'épanouis dans ce travail. J'essaye de transmettre tout ce que j'ai reçu. Et je suis persuadée que la clé de l'éducation d'un homme est de faire naître en lui le désir de la vie. Mon école a réussi à faire naître en moi ce désir.


Gaétan DU BUS DE WARNAFFE, Expert forestier, Ancien élève à l'Ecole-Internat Rudolf-Steiner, La Boissière Né en 1971, j'ai connu une scolarité selon la pédagogie Steiner à Bruxelles (1 an), dans l'Oise (9 ans) puis en région parisienne (2 ans). Je suis aujourd'hui marié avec trois enfants scolarisés dans l'enseignement public. En arrivant en "terminale D" j'ai senti une différence marquante entre le Lycée et les méthodes pédagogiques connues auparavant. Mon envie d'apprendre a cependant créé un lien constructif avec les matières et j'ai passé mon bac avec la mention Très Bien. Cette envie d'apprendre et les qualités d'imagination et de réflexion développées dans mon enfance m'ont encore aidé dans mes études d'ingénieur, puis lors du doctorat que j'ai défendu avec passion. Ma scolarité à l'école Steiner a cultivé en moi les qualités artistiques et une forte envie de cohérence entre mes idées et mes actes. Dans le monde que nous vivons, cette pulsion a parfois été difficile à vivre. Aujourd'hui encore elle m'anime, et me déchire parfois. Pourtant je préfère de loin ce corps-à-corps entre mon être profond et la vie telle qu'elle est, que d'exister comme un zombie. Je ne vois pas le travail comme une obligation pécuniaire, mais comme un échange avec la société, dans lequel je cherche à la fois mon lien au monde et à ce que je suis vraiment. Le bonheur serait de voir sa vie refléter ce que l'on est, disent certains philosophes. La pédagogie Steiner m'a, je crois, aidé à cheminer vers cet accord. Les écoles Steiner ont certes des imperfections et doivent évoluer. Dans toutes les écoles il y a d'excellents professeurs, et je ne sais quelle école pourrait se targuer de dépasser toutes les imperfections humaines. Éduquer et enseigner est un art très difficile, surtout dans une époque chahutée comme la nôtre. Targuer de "sectaire" tout ce qui sort du rang me semble primitif et suspect. Le sectarisme captif et destructeur existe et peut se révéler partout. Personnellement je pense que l'école Steiner cultive la liberté de pensée et l'autonomie des individus plutôt que l'adhésion à des dogmes sectaires. Vu ses réussites très mitigées, l’Éducation Nationale gagnerait beaucoup à s'inspirer des écoles alternatives et même à les soutenir comme dans beaucoup d'autres pays.


Emily GAZAL, Journaliste, Parent d'élève à l'Ecole Perceval, Chatou Nous sommes une famille australienne qui est venue s’installer en France il y a trois ans. Au début nous avons inscrit nos trois enfants (âgés actuellement de 15,13 et 11 ans) dans une école classique, système français. Les enfants étaient hyper malheureux et nous étions choqués par un système d’éducation des années 50 ! En Australie nos enfants étaient scolarisés dans le système des écoles publiques. Et là les enfants et nous étions très heureux. Ils apprenaient bien et ils étaient épanouis. Mais en France ils étaient punis car leur français n’était pas à niveau. C’était l’horreur. Alors on a cherché quelque chose qui ressemblait plus au système anglophone. Et on l'a trouvé dans une école Steiner.


Marie GEBER, Infirmière, Ancienne élève à l'Ecole Michaël, Strasbourg École et enseignement bienveillants qui m’ont permis de trouver ma voie professionnelle et prendre confiance en moi et mes capacités tout au long de ma scolarité.


Paula ARANGO, Auxiliaire de puériculture, Parent d'élève à l' Ecole Les Boutons d'Or, Aix-en-Provence Mon fils de 7 ans fait sa troisième aux Boutons d'Or. Il adore l'école : les travaux manuels, les chansons, les jeux, l'apprentissage des lettres, des chiffres, la peinture... Tout est rendu vivant dans cette pédagogie ! Je vois que mon enfant est considéré dans sa globalité : sa pensée, ses émotions, ses mouvements physiques, sa quête individuelle. Tous ces aspects sont nourris et accompagnés. C'est pour cela que j'ai choisi cette pédagogie et c'est pour cela que je reste. Dans notre famille nous cherchons à garder un lien étroit avec la nature, dans la mesure de nos possibilités, citadins que nous sommes. Et nous retrouvons dans cette pédagogie ce travail d'émerveillement, de respect et de protection de ce et ceux qui nous entourent. Cette approche est complètement contemporaine, à mon goût. Nous n'avons pas de confession religieuse, nous ne sommes pas croyants. Nous partageons la vie de l'école avec des parents de tous les continents, avec des idées propres à chacun. Chacun est libre de ses choix et chacun est respecté. Lorsque je lis les articles qui attaquent ces écoles, j'éprouve une grande tristesse. Car tous les jours je vois des pédagogues qui travaillent ardemment pour être à la hauteur des enfants. Et des parents qui, comme nous, se battent pour que ces écoles survivent (sans aucune aide de l'état). Et des enfants qui rient, qui jouent, qui apprennent... Laissez-nous vivre tranquillement les choix éducatifs que nous faisons en toute conscience.


Dr Dylan ESLER, Chercheur universitaire, Ancienne élève à l'École Waldorf, Luxembourg Les années que j’ai passées à l’école Waldorf m’ont permis de m’épanouir en tant qu’individu et de nourrir des talents et des intérêts en dehors des sentiers battus, et ceci dans un cadre favorisant le respect de soi-même et d’autrui et le développement de la créativité, de la pensée critique et de l’équilibre émotionnel. Si je me suis tourné par la suite vers l’étude universitaire des langues tibétaine et sanskrite et vers une carrière professionnelle en tant que chercheur en tibétologie et en études bouddhiques, les graines de ce parcours et la confiance en moi le rendant possible ont été semées lors d’une enfance et d’une jeunesse heureuse au sein de l’école Waldorf.


Frédéric CHALVET, Ingénieur - Expert en systèmes d'information, Ancien élève à l'Ecole Perceval, Chatou J'y ai fait ma scolarité de la 6è à la 1ère, soit six années. Absolument rien de litigieux, douteux ne nous a été enseigné qui pourrait s'apparenter à un système sectaire. A aucun moment, ni pendant ni après et encore maintenant, je n'ai eu, ou mes parents, le moindre doute quant à la teneur de cet enseignement. Quand je lis certains propos actuellement diffusés par certaines personnes, je ne vois pas le rapport avec ce que j'ai vécu durant ces six années passées dans cette école. Jamais l'on ne m'a demandé de penser de telle ou telle manière ou de m'enseigner autre chose que des matières manuelles très variées et qui, encore aujourd'hui, me donnent un "plus" dans la vie. Je crois que j'ai pu m'épanouir dans ce système scolaire, bien mieux que dans le système classique.


Dr Rasmey DOUTY, Chirurgien-dentiste, Parent d'élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson Je suis maman de trois enfants tous scolarisés à l’école Steiner de Verrières-le-Buisson depuis plus de dix ans, ce qui me donne suffisamment de recul sur la pédagogie. D’autant plus que ma fille aînée a commencé dans le public et que j’ai pu constater la différence et le bien-être que cette pédagogie a pu apporter à ma fille. Elle a seize ans maintenant et se trouve actuellement en échange scolaire de trois mois à Perth en Australie. Elle a pu développer au cours de sa scolarité suffisamment de confiance en elle et de sérénité pour pouvoir interagir avec le monde qui l’entoure avec curiosité et enthousiasme. L’enseignement est donné dans la bienveillance et le respect de la personnalité de chaque enfant. Elle est libre de faire un autre choix et expérimenter d’autres systèmes d’éducation si elle le souhaite. Néanmoins, elle est consciente de la chance qu’elle a d’avoir vécu cette scolarité si épanouissante.


Alice PIGUET-GOHAR, Graphiste maquettiste, Ancienne élève à l'Ecole Rudolf Steiner, Paris J'ai fait le cycle - complet à l'époque - du jardin d'enfants à l'équivalent de la seconde dans les années 70 (L'école Steiner était alors installée à Paris même, rue d'Alésia dans le 14ème). J'en ai gardé beaucoup de souvenirs heureux et de belles expériences. Le nombre d'élèves par classe (15 maximum) permettait aux enseignants d'être réellement attentifs à chaque enfant et permettait un travail en groupe, très formateur pour notre future vie d'adulte. Ce sont ces qualités là que l'on admire aujourd'hui dans la méthode Montessori. L'apprentissage des langues dès les plus petites classes était un plus. Le respect des différences de chaque individualité était aussi au coeur de l'enseignement. Chacun de mes camarades (avec qui j'ai gardé des liens d'amitié) a suivi sa propre voie : de l'ingénieur à l'auteure en passant par l'acteur de théâtre. La sensibilisation à la nature et à ses cycles, à la beauté de la vie en général était très présente... L'écologie avant l'heure ! Pour moi, la méthode d'enseignement des écoles Steiner est avant-gardiste.


Simon DEBOEUF, Étudiant lycéen en Terminale Littéraire - Spécialité Musique, Ancien élève à l'Ecole Michaël, Strasbourg Je me permets par cette présente de vous poser une question qui, à mes yeux, paraît fondamentale : connaissez-vous beaucoup d’établissements qui acceptent les enfants tels qu’ils sont ? Connaissez-vous beaucoup d’établissements qui acceptent de les voir grandir à leur rythme ? Qui font en sorte que chacun d’eux puisse s’épanouir et décider de leur propre voie, qu’elle soit littéraire, scientifique, artistique, ou bien toute autre ? Qui les respectent en tant qu’êtres pensants, en tant qu’êtres individuels ? Qui ne les étiquettent ni ne les organisent selon les normes et carcans de notre société actuelle ? Connaissez-vous de tels établissements, si ce ne sont les Écoles Steiner ? Car justement : cette pédagogie a le mérite de m’avoir apporté ces choses que nulle part ailleurs je n’aurais trouvées. Depuis mon plus jeune âge, durant toute mon enfance et encore aujourd’hui, j’ai découvert en la pédagogie Steiner une source toute particulière : celle de mon épanouissement en tant qu’enfant libre. J’y ai découvert les bienfaits de l’apprentissage des arts, qu’ils soient travail du tissu ou du bois, qu’ils soient travail de la musique ou de la terre. J’y ai découvert les bienfaits d’un apprentissage à mon rythme, au rythme naturel d’un enfant, à travers le travail des langues étrangères comme celui de notre propre langue, à travers la compréhension du monde des chiffres comme celui de notre propre corps. Je m'y suis découvert. J'y ai tout découvert... ou presque !


Nadine WEISZBERG, Professeur, Parent d'élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson Mon fils est à l'école Steiner de Verrières le Buisson depuis le mois de mai. Il y est très heureux. Il se lève tôt, cinq matins par semaine, avec l'envie d'y retourner alors que le trajet en voiture dure de 30 à 45 minutes. C'est un enfant sensible et atypique, bien intégré dans une école adaptée à ses besoins. Merci à toute l'équipe et à sa maîtresse en particulier pour cette ouverture d'esprit, cette écoute sans jugement que l'on trouve difficilement ailleurs.


Chetana RUBIN, Mère au foyer, Ancienne élève à l'Ecole Rudolf Steiner, Sorgues Je suis Chetana ; j'ai commencé à l'école Steiner de Lachaux dans la Drôme, une toute petite école dans la montagne. Ma mère a décidé que je puisse aller plus loin dans l'école Steiner, elle m’a mise à l'école de Sorgues, plus grande, donc plus de classes. J'ai eu la chance d'apprendre des tas de choses dans la bienveillance : apprendre à compter ou à écrire, mais aussi apprendre les langues très jeune ; j'ai eu la chance d'apprendre à tricoter, mais aussi travailler le bois et la pâte (en faisant le pain). Ce qui m'est le plus resté, c'est qu'on chantait beaucoup et j’adorais ça. Voilà pour ma part mon petit témoignage. À savoir que l'école pour moi étant très compliquée (dans l'éducation nationale étant dyslexique, l'apprentissage était difficile) dans cette école les choses étant amenées différemment sous forme de jeux ou bien de chansons, j’arrivais mieux à assimiler ce qu'on m'apprenait. Une grande valeur humaine de la part de nos professeurs, pour une fois je n'étais pas nulle ! Et ça valait tout l'or du monde.


Robin HANCE, Architecte, Ancien élève et Parent à l'Ecole Rudolf Steiner, Sorgues L’école Steiner a été pour moi une merveilleuse éducation, libre, ouverte, créative, et respectueuse ! Aujourd’hui je remercie encore mes parents de m’avoir inscrit ! C’est pour cela qu’aujourd’hui, dix ans après avoir fait le cursus complet à l’école Steiner d’Avignon, je viens d’inscrire mon propre fils de 4 ans à l’école Steiner de Byron Bay en Australie ou je vis depuis six ans. Je suis architecte et menuisier en Australie et construis des « tiny house » ; j’utilise mes compétences créatives de l’école Steiner tous les jours. Ici il y a trois écoles Steiner dans la même ville, c’est regrettable qu’il y en ait si peu en France.


Célia HUZOUSKI, Comédienne et animatrice radio, Parent d'élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson Mon mari et moi nous sommes installés cette année près de l'école Steiner de Verrières-le-Buisson. En allant aux portes ouvertes de l'année dernière, nous avions eu le coup de foudre pour cette pédagogie et ce lieu proche de la nature où règne une atmosphère sereine. Ce qui nous a particulièrement attirés est la manière dont les enfants sont considérés au sein de cette école : comme des personnes à part entière dignes du plus grand respect. Ce fut décidé : après deux années à l'école publique, nous allions tenter l'expérience pour notre fils de 4 ans et demi. Voilà bientôt six mois que celui-ci va au jardin d'enfant, comme se nomme la maternelle à l'école Steiner, et nous ne l'avons jamais vu aussi épanoui. Cette pédagogie invite les petits à vivre à fond leur enfance : jouer librement avec des matières naturelles, ne faire qu'un avec la nature, apprendre le respect de soi et de l'autre au sein d'un groupe d'âges mélangés, prendre confiance en soi en éprouvant son corps, dehors, en forêt, dans le sable, exercer sa motricité fine et sa créativité, cuisiner, confectionner, peindre, etc. Tous les matins, notre enfant se réjouit de retrouver ses copains/copines, ses maîtresses, son école. C'est comme une deuxième maison pour lui. Et pour nous, parents, quelle tranquillité de cœur et d'esprit de laisser notre enfant dans un environnement où il se sent en confiance, un environnement où ses deux maîtresses nous font toujours bon accueil si nous avons une remarque, une question ou un souci, un environnement chaleureux où la rencontre, l'entraide et la solidarité sont facilitées. Ces écoles doivent non seulement exister, elles devraient aussi inspirer. Il y a tant à apprendre sur la bienveillance, la bientraitance et le respect du rythme de l'enfant au sein de la pédagogie Steiner.


Sandra MICHAUD, Aide soignante, Ancienne élève à l' Ecole Rudolf Steiner, Sorgues Avant d'être scolarisée à l'école Steiner j'avais la phobie de l'école : la simple idée de m’y rendre me rendait malade à en vomir. La pédagogie Steiner m’a permis de retrouver l'envie d'apprendre, de prendre confiance en moi, car je ne subissais pas la pression et, malgré ma dyslexie et dysorthographie, les professeurs ne m’ont pas mise à l'écart au fond de la classe, contrairement aux professeurs des écoles d'enseignement traditionnel. J'ai pu apprendre à mon rythme. Étant une enfant réservée, j'ai appris à m'exprimer par d'autres moyens (le chant, le dessin, la poésie, etc.) et à ne pas avoir peur d'aller vers les autres. Aujourd'hui je me remémore encore de très beaux souvenirs et chantonne encore certains airs que l'on chantait et jamais je n'oublierai la maîtresse qui m’a fait aimer l'école et qui a permis à l'adulte que je suis aujourd'hui de ne pas avoir peur d'être différente, de ne pas me sentir inférieure malgré ma dyslexie et dysorthographie.


Mareva CREMER, Thérapeute, Ancienne élève à l'Ecole Rudolf Steiner, Sorgues J'ai eu la chance de faire la quasi-totalité de ma scolarité dans des écoles Steiner : le primaire à Alès et le collège/lycée à Avignon, avant de passer le bac dans un lycée de l'éducation nationale. Plus de dix ans après ma dernière année, je mesure encore à quel point cette scolarité a été profondément nourrissante pour l'enfant et l'adolescente que j'étais, combien elle m'a permis de me connaître, de développer des capacités multiples ainsi que la confiance en moi. J'ai une gratitude immense envers mes parents qui ont suivi leur intuition, envers les enseignants dévoués qui nous ont initiés à leurs passions avec tant d'écoute et de bienveillance, et envers cette pédagogie que je trouve d'une profonde sagesse. Au sortir de cette scolarité, non seulement mes aptitudes étaient supérieures à la moyenne de ma classe de baccalauréat, mais surtout je me sentais forte et pleine d'enthousiasme pour me révéler dans la vie, en continuant d'apprendre ce qui me plaisait pour me mettre au service d'un monde plus conscient et bienveillant. À mes yeux, les écoles Steiner sont une richesse inestimable dans une société qui souffre de manque d'épanouissement individuel, de violences sociales et d'immaturité sur les plans économique, environnemental et éducatif. Merci à toutes les personnes qui permettent que de tels lieux d'apprentissages existent !


Pauline PLANCHER, Saisonnière, Ancienne élève à l'École Caminarem, Alès Cette école à été pour moi les meilleures années de ma vie. Je ne remercierai jamais assez cet enseignement pour m'avoir fait grandir dans de vraies valeurs et beaucoup de conscience et d'écoute. Si toute les écoles étaient ainsi, la paix régnerait plus facilement dans le monde !


Cinzia RUGGIERO, Commerçant, Parent d'élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson Nous avons scolarisé nos enfants depuis l’âge de 3 ans à l’école de Verrières, ils ont été accompagnés dans toutes les phases de leur enfance avec écoute et bienveillance.


Lénie CARPENTRAS, Facteur de piano, Ancienne élève à l'Ecole Rudolf Steiner, Sorgues J'ai passé toute mon enfance dans l'école Steiner de Sorgues, je suis aujourd'hui en apprentissage pour devenir "facteur de pianos" (réparatrice et accordeuse). J’ai débuté cette formation à seulement 17 ans, à ma sortie de Steiner. Ce que me disent la plupart des personnes que je rencontre, à ce sujet, est : "C'est fantastique à votre âge de déjà savoir ce que vous voulez !". Car voilà, l'école Steiner m'a permis de découvrir qui je suis, et ce, bien avant de deviner ce que je voulais faire. J'ai eu une enfance merveilleuse à l'école Steiner ; j'ai voyagé, j'ai appris, j'ai découvert, j'ai fait des rencontres incroyables, j'ai vécu des moments qui resteront gravés dans ma mémoire, et surtout j'ai appris à me connaître, à me trouver, et à m'aimer. C'est bien plus qu'une école, c'est un lieu bienveillant, rempli d'amour et d'énergie. Il est grand temps d'arrêter avec ces discours ridicules de "dérives sectaires", ouvrons-nous l'esprit, acceptons que si les pays nordiques (Allemagne, Norvège, Suède, Islande, etc.) sont en avance en matière d'éducation, c'est en grande partie grâce aux pédagogies alternatives comme celle de Rudolf Steiner.


Giulia FICHU SAMPIERI, Chanteuse lyrique, Ancienne élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson J'ai passé sept années à l'école Steiner de Verrières-le-Buisson, où mon grand frère, Germain, était déjà scolarisé. J'ai le souvenir d'années de joie, de grande liberté, de créativité, d'avoir pu toucher aux arts de mille façons (couture, forge, sculpture sur bois, dessin, peinture, modelage mais aussi musique, théâtre, danse...), tout en suivant le programme scolaire classique. Je ne sais pas comment résumer ces sept années de façon précise ou concise, je crois que c'est cette approche du beau qui m'a marquée à vie. Le fait que le beau, l'art, la nature aient été présents dans tous nos apprentissages, ce qui ne nous empêchait en rien d'avancer sur le programme scolaire de l'année. J'ai d'innombrables souvenirs de joie dans cette école, dans son grand parc, à travers tous les projets artistiques qui nous ont été proposés au cours de ma scolarité. C'est là-bas que j'ai pu jouer du violon dans un orchestre, chanter des chœurs d'opéra, monter des concerts régulièrement et donc me mettre en contact avec ce qui est aujourd'hui ma profession : chanteuse lyrique. C'est grâce à toutes ces opportunités et les encouragements de professeurs bienveillants qu'est née ma vocation pour la musique. Je sais d'ailleurs que nombre de mes amis de la même promotion poursuivent et excellent dans les milieux artistiques. Bien au contraire de tout ce que j'ai pu entendre, à mon grand étonnement, à propos du prétendu caractère sectaire des écoles Steiner, je peux assurer que ces années sont pour moi avant tout synonyme de liberté, d'éveil, de créativité. Je ne me suis jamais sentie contrainte et forcée de quoi que ce soit, au contraire je pense que l'objectif premier de l'équipe pédagogique était de nous laisser exister en tant qu'individus, de nous encourager à penser par nous-même et à développer des opinions fortes qui nous appartenaient. Nous avons toujours été encouragés à nous exprimer, à créer et à nous battre pour les idéaux que nous défendions personnellement. J'affirme, par ailleurs, n'avoir jamais ressenti de climat mystique au sein de l'école, ni d'avoir été obligée à quelque acte ou quelque parole. Encore aujourd'hui, dix ans environ après avoir quitté cette école, je ressens son héritage dans mon quotidien. Déjà parce que je chante, chaque jour. Ensuite parce que je continue de m'émerveiller des choses les plus simples, de la beauté et de la fragilité de la nature, notre conscience écologique ayant été éveillée très tôt. Je pense aussi avoir pu laisser se développer ma sensibilité, ma créativité, là où au contraire elles étaient brimées au sein de l'école publique par des règles absurdes que je ne comprenais pas. J'ai voulu faire court, mais j'ai l'impression d'avoir omis tellement de choses à propos de ce bel endroit. Je finirai en disant que je suis déterminée à faire profiter mes futurs enfants d'un lieu aussi riche et porteur, pour leur donner les mêmes outils de sensibilité, d'intelligence, d'esprit critique et de créativité que j'ai pu recevoir.


Stéphane MOROSINI, Chef d’entreprise fabrication aéronautique, Ancien élève à l' Ecole Perceval, Chatou Tout d’abord, je tiens à dire que globalement je suis d’accord avec ce qu’a écrit Nicolas Tavernier, ce qui évitera de repartir sur ce qu’il a déjà expliqué ; donc je vais en rester à mon expérience avec l’école Rudolf Steiner, qui a été trouvée par mes parents car je posais un gros problème par rapport au système de la formation conventionnelle, puisque en fin de compte, étant gravement dyslexique, pas adapté à leur système, ils ont commencé à expliquer à mes parents que éventuellement j’étais un petit peu attardé ; donc mes parents ont cherché une solution : j’ai fini à l’école Steiner, qui globalement m’a vraiment convenu et je tiens à dire que mes parents n’étaient pas les seuls à chercher une solution pour des enfants en difficulté, ce qui pénalise largement les statistiques de réussite de base de l’école Steiner. Il serait plus simple de n’accepter que des enfants qui pourraient être des futurs potentiels champions de la scolarité et ils auraient bien sûr des statistiques plus merveilleuses, mais moi d’autre part ça m’a permis de suivre une formation, d’avoir des valeurs, d’avoir des amis que j’ai toujours aujourd’hui, d’avoir un savoir-être, de savoir comment me nourrir, savoir comment respecter la terre, me protéger ou être protégé quelque part des excès de la société de consommation et que rien n’était impossible dans le respect. Donc tout doucement je suis allé vers un métier atypique qui était ma passion ; j’ai beaucoup travaillé mais j’ai fait toute ma vie ce que j’avais envie de faire dans un certain plaisir et avec beaucoup d’aventures dans le cadre de mes amis de Perceval. Globalement tout le monde s’est très bien débrouillé dans le respect de beaucoup de choses. Si l’école Steiner est une secte, je pense que c’est pas mal et je n’estime pas du tout être sorti d’une secte ; on a par contre été instruit, on nous a appris à réfléchir, on nous a inculqué des valeurs qui à l’époque pouvaient paraître légères, mais au vu de ce qui se passe aujourd’hui sur la planète, sont largement appréciables dans le cadre du respect de notre planète où on part à une catastrophe… Tout ça c’est en plus le bonus et le bienfait de l’école Steiner. Donc j’estime avoir eu beaucoup de chance que mes parents aient trouvé cette école, beaucoup de chance que l’école accepte un élève peu prometteur. Voilà, ce témoignage est sincère et du fond du cœur et je tiens à redire ici que l’école Steiner n’est en aucun cas une secte sinon moi je suis le pape !


Maël BOUREUX, Technicien de maintenance systèmes et réseaux - Chargé de communication, Ancien élève à l'Ecole de la Mhotte, Saint-Menoux Ayant effectué toute ma scolarité dans l'école Steiner de la Mhotte à Saint-Menoux dans l'Allier je n'ai pas de moyen de comparer avec une autre scolarité ni d'autres pédagogies. Toutefois, j'ai apprécié tout au long de ma scolarité de pouvoir pratiquer de nombreuses matières artistiques et manuelles, tout en bénéficiant d'un enseignement de qualité par des professeurs engagés pour le développement des élèves qui leur étaient confiés, le tout dans un environnement très agréable, entouré par la nature. À l'issue de ma scolarité, j'ai rapidement trouvé du travail dans l'informatique (le domaine qui m'intéressait à l'époque) et me suis inséré dans la vie professionnelle sans chercher à obtenir de diplôme (ce qui n'est pas le cas de mes sœurs qui elles ont poursuivi des études supérieures). J'ai créé deux entreprises dont une que j'ai dirigée pendant dix-sept ans, ce qui m'a permis de subvenir aux besoins de ma famille, et qui continue aujourd'hui de fonctionner sans moi. Ayant un besoin de changement, j'ai trouvé du travail en tant que salarié dans une école d'Enseignement Supérieur à Redon (en Bretagne) ou je suis chargé de maintenir l'ensemble du système informatique et chargé de communication (site internet et documentations de l'école). Mon sentiment est que ma scolarité dans une école Steiner m'a apporté une grande capacité d'adaptation et une liberté dans mes choix qui m'ont permis de suivre mes envies, d'être créatif. En aurait-il été autrement au sortir d'une école différente, je ne saurais le dire mais je suis reconnaissant à mes professeurs qui m'ont accompagné tout au long de ma scolarité, à toutes les personnes qui ont permis que cette école, à la pédagogie inspirée de son fondateur Rudolf Steiner, existe et à ces générations d'enfants de grandir et d'entrer dans la vie active avec un bagage suffisant pour pouvoir participer à la vie de notre société française et au-delà.


Adèle LONCELLE, Étudiante, Ancienne élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson J'étais en décrochage scolaire quand je suis arrivé en classe de 11ème à l'école Steiner de Verrières le Buisson. C'est cette école et la bienveillance des professeurs et des élèves qui m'ont permis de me raccrocher à ma scolarité, de raccrocher les wagons, de continuer mes études générales, voire mes études tout court. Si j'ai eu du mal à y entrer, n'ayant pas l'habitude de la bienveillance, inexistante dans les écoles publiques, j'ai eu beaucoup de mal à en sortir. Je pense toujours avec une douce nostalgie à mes "années Steiner". Je n'en ai passé que deux, mais elles m'ont remis sur pieds et permis d'aller de l'avant, alors que très clairement je ne pensais pas pouvoir passer l'année. Littéralement, l’école Steiner a été pour moi une bouée de sauvetage lancée dans l'océan malveillant qu'est l'école publique. Si j'ai eu du mal à m'en saisir, c'est que je ne savais pas qu'elle existait. Maintenant que je le sais, je n'hésite plus jamais à la lancer à d'autres qui en ont besoin, et ferai le maximum pour que mes enfants puissent s'en saisir également.


Laure DANIERE, Céramiste, Parent d'élève à l'Ecole Rudolf Steiner, Lyon Notre fille Maëlle profite de la pédagogie Steiner depuis dix ans et demi, elle est heureuse de s'y rendre et s'épanouit. Nous la trouvons rayonnante, pleine de vie et surtout elle a conservé une grande soif d'apprendre. Nous avons inscrit notre fille dans une école Steiner alors que nous n'avions pas de lien avec l'antroposophie mais parce que la pédagogie pratiquée correspondait à nos attentes en nous disant que si nous étions déçus, on la retirerait. Nous avons la chance d'avoir une fille qui nous fait beaucoup de retours sur ses journées à l'école. Nous n'avons jamais rien remarqué d'inquiétant quant à un caractère sectaire régnant au sein de l'école de notre fille. En revanche nous sommes convaincus par les bienfaits de cette pédagogie, voyant notre fille se construire harmonieusement. Nous nous réjouissons que notre fille puisse suivre son éducation au sein de cette école et souhaitons qu'il en soit ainsi jusqu'à la fin de sa scolarité. Merci à tous ceux qui œuvrent au sein et pour le soutien de ces écoles. Marie-


Ange ANGELINI, Étudiante en design, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou Je suis une ancienne élève de l'école Perceval à Chatou. J'y ai passé toute ma scolarité ainsi que mon bac ES, que j'ai eu avec mention. Je précise cette information au cas où des personnes pensent que cet enseignement ne suit pas le programme de l'état. Après mon bac, j'ai passé un an en fac de psychologie à Descartes à Paris. Aujourd'hui, je suis en école de design à l'ECV où je me prépare à passer mon master. À la vue des attaques que subissent les différents établissements, ainsi que la pédagogie en elle-même, j'aimerais apporter mon témoignage concernant ma scolarité. Tout d'abord, cette école vous laisse libre de vos choix, cela peut sembler fou de préciser une telle chose mais je m'explique : on peut ne pas aimer les écoles Steiner, on peut ne pas y scolariser ses enfants, on peut les en retirer si on les y a scolarisés - ce que ne permet pas une secte - ainsi donc, on reste libre de décider, pour soi ou son enfant, ce que bon nous semble. Concernant la pédagogie en elle-même, j'y ai appris beaucoup de choses différentes, que je n'aurais peut-être pas trouvées ailleurs. J'y ai appris le dessin, la couture, la peinture, le travail du bois, les maths, le français, l'histoire-géographie, la poésie, la musique, le chant, le théâtre, la physique-chimie, la SVT, etc. J'y ai développé mon autonomie, ma créativité et ma curiosité. J'ai fait un échange de trois mois en Australie, beaucoup de voyages avec ma classe et de nombreux stages en plus de celui de 3ème (stage social, stage agricole...) et à aucun moment je ne me suis sentie forcée d'y rester. Mes parents ont décidé de me mettre dans cette école, et lorsque j'ai grandi, j'ai pris moi-même la décision d'y rester. J'y suis restée car j'ai découvert plus qu'une école où j'apprenais des leçons de maths classiques. J'y suis restée car j'ai découvert de nombreuses passions qui aujourd'hui me définissent et me permettent de m'épanouir. J'y suis restée car j'ai rencontré plus que des professeurs, j'y ai rencontré des personnes qui n'avaient pas peur d'y mettre du leur, pour que chaque projet entrepris puisse aboutir de la plus belle des façons, même si cela impliquait des heures sup ! Je ne suis pas en train de dire que cette école est la meilleure, car peut-être qu'elle ne vous conviendrait pas à vous ou vos enfants, mais à moi, elle m'a beaucoup apporté et je suis très attristée de constater que des propos si violents puissent être tenus. Cette pédagogie existe depuis maintenant cent ans à travers le monde entier, elle peut avoir quelques défauts (oseriez-vous dire que les écoles publiques n'en ont pas ?) mais ce ne sont certainement pas des défauts qui vous empêchent d'être libre ou qui portent atteinte à l'individu. Il peut y avoir des critiques, car la liberté d'expression reste une valeur importante que partage cette pédagogie, mais on ne peut pas laisser dire n’importe quoi, sans fondement véritable, au sujet de ces écoles. Si je me prononce aujourd'hui, ce n'est pas par obligation, ni parce qu'on m'y a forcée, c'est parce que je souhaite voir évoluer et perdurer ce système éducatif qui m'a permis de me construire et d'acquérir de belles valeurs sociales, humaines et environnementales, valeurs nécessaires dans le contexte actuel de ce monde. Pour finir, je dirais qu'on ne sort pas meilleur d'une école Steiner (cela serait prétentieux et infondé), mais on en sort différent, et cela permet à chacune des personnes qui se sont senties à l'aise dans cette pédagogie, de trouver sa voie ainsi qu'un sens pour son futur.


Delphine AUGU, Ambassadrice des Nouveaux droits de l'Homme, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou Je suis ancienne élève de l'école Perceval de Chatou (Yvelines). J'y ai effectué toute ma scolarité de la maternelle jusqu'à la fin du collège. Je me souviens qu'une grande place était donnée au respect du rythme de chacun, au développement de l'esprit critique et de la grande observation de la nature. Après le collège j'ai décidé d'intégrer un lycée privé de l'Éducation nationale. Et contrairement aux idées reçues, la transition s'est faite assez naturellement, du fait certainement que j'ai retrouvé une certaine continuité grâce à la forte ouverture internationale qui animait ces deux établissements. Aujourd'hui j'ai décidé de mettre mes enfants à leur tour dans cet établissement, car je ne souhaite pas qu'ils entrent dans un moule. Je leur souhaite de devenir des citoyens acteurs de ce monde en transformation, armés pour savoir défendre leurs choix, leur liberté et qu'ils s'épanouissent à leur tour.


Malory GUARNIERI, Naturopathe, Parent d'élève à l' Ecole Les Boutons d'Or, Aix-en-Provence L'école Steiner me ravit chaque jour. Ma fille est structurée, équilibrée et surtout, surtout, épanouie. Son apprentissage est fort et grand et plein de savoir-être et de savoir-vivre. C'est une personne respectueuse et bienveillante. Elle apprend aussi à aimer et reconnaitre les différences. Je n'ai rien à en redire. Je suis ravie et elle aussi. C'est quoi une secte ? Un système qui diffère du système déjà mis en place et admis par tous ? Le système serait une secte ? Et une dictature ? Qu'est-ce ?


François BARDEL, Développeur Web, Ancien élève à l'Ecole Perceval, Chatou Mon expérience à Chatou de la 7ème à la 12ème classe s'est révélée, contre toute attente, être une pierre angulaire de mon existence. Parler de dérive sectaire pour ce type d'établissement est totalement abject. J'y ai appris à développer mon esprit créatif, la confiance en soi, l'esprit d'équipe et la tolérance. Et ça, je ne le regrette pour rien au monde ! :)


François BEL, Ostéopathe, Ancien élève et Parent à l'Ecole Perceval, Chatou J'ai aujourd'hui 54 ans, je suis ostéopathe et père de deux enfants. Lorsque j'étais adolescent, j'étais un peu perdu à l'école communale, j'ai donc découvert les collèges Steiner ; en sixième je suis allé à la Mhotte à Saint-Menoux (Allier), puis pour le lycée à l'école Perceval de Chatou, où j'ai passé mon bac. D'ailleurs si j'ai réussi à passer mon bac, c'est grâce aux professeurs de l'école qui m'ont fait confiance et qui m'ont donné cette chance que je n'aurais certainement pas eue si j'étais resté dans le système classique. Cette école m'a donné la passion d'apprendre et de m'intéresser à tout ce qui m'entoure. Après, j'ai pu suivre des études supérieures dans une école d'ostéopathie où je me suis épanoui. Je suis aujourd'hui établi en cabinet mais j'enseigne aussi régulièrement dans des écoles d'ostéopathie. Et lorsqu'il m'arrive parfois de rencontrer de jeunes étudiants qui sont des anciens élèves des écoles Steiner, je m'étonne toujours de leur maturité et de leur envie d'apprendre. Par la suite, j'ai mis mes deux enfants à l'école Steiner de Chatou. L'un est aujourd'hui Compagnon du devoir charpentier : il s'épanouit avec grand plaisir. Je soutiens donc la cause des écoles Steiner, et trouve cela déplorable que l'on attaque ce type de pédagogie.


Hugues CASO, Technicien aéronautique, Parent d'élève à l'Ecole Les Boutons d'Or, Aix-en-Provence Ma fille de 5 ans se sent super bien dans son jardin d'enfants où la bienveillance règne. Nous parents avons fait ce choix par cœur et donnons ainsi à notre fille une complémentarité à l'éducation classique. Notre souhait est qu'elle soit au plus près d'ellemême de par ses pensées et ses gestes, qu'elle trouve sa place au milieu de ce monde sans y être asservie.


Matthias POIRIER, Chef d'Entreprise (PME), Ancien élève à l'Ecole Perceval, Chatou J'ai été élève de l'École de la Mhotte puis de l'École Perceval, du jardin d'enfants (maternelle) jusqu'aux grandes classes (lycée) jusqu'en 1998, date d'obtention de mon baccalauréat S option maths, avec mention bien. J'ai ensuite intégré les classes préparatoires maths sup, maths spé au Lycée Militaire de Saint Cyr, avant d'obtenir le diplôme d'ingénieur à l'École Centrale d'électronique de Paris. Je dirige actuellement une centaine de personnes regroupées dans trois entreprises que j'ai co-créées depuis 2011 et qui réalisent une dizaine de millions d'euros de chiffres d'affaires annuels. Je n'ai pas choisi d'aller dans une école Steiner-Waldorf. En revanche je choisis de soutenir pleinement cette pédagogie à qui je dois une partie de ce que je suis devenu aujourd'hui. Avec le recul, cette pédagogie m'a permis d'aborder beaucoup de matières (sciences, arts, sports, cultures, voyages...), avec le souci permanent de la réflexion personnelle, du partage et de l'analyse objective. J'ai fait l'expérience, pas toujours facile, de l'affirmation de soi, de la découverte de l'autre, du vivre ensemble, de la tolérance... Bref, j'ai l'impression aujourd'hui d'avoir eu la chance de vivre la véritable école de la République où liberté, égalité et fraternité sont trois valeurs incarnées au quotidien par les professeurs et les élèves de ces écoles.


Verana MARTIN, Étudiante, Ancienne élève à l' Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson L’école Rudolf Steiner est une institution qui a une pédagogie différente, adaptée à chacun. Ce n’est pas une secte mais elle se base sur un courant philosophique. Elle ne fait pas de prosélytisme.


Marie ASTOUL, Professeur de yoga, Parent d'élève au Jardin d'enfants 1, 2, 3 Soleil, Mens Mon enfant semble heureux dans son école. Il passe du temps dans la nature et trouve un équilibre entre l'apprentissage des savoirs scolaires, des savoirs manuels, des savoirvivre, de l’expression à travers différents médias artistiques, ce qui nourrit les différents besoins de l'humain qu'il est afin qu'il puisse s'épanouir dans sa globalité.


Adrien DARRICAU, Agent technico administratif, Ancien élève à l'Ecole SteinerWaldorf, Verrières le Buisson Je suis un ancien de l’école Steiner à Verrières-le-Buisson. J'y ai été au lycée pendant cinq ans. Et ce sont les plus belles années de ma scolarité. J'y ai connu mes meilleurs amis et les professeurs étaient beaucoup plus compréhensifs et à l'écoute que dans l'éducation nationale qui m'a plutôt rabaissé qu'autre chose. Rose


Marie GNAUSCH, Artiste, Parent d'élève à l'Ecole Les Boutons d'Or, Aix-enProvence J'étais très contente de trouver une école Steiner en France, un plus pour tout système éducatif dans le monde ! L’éducation Steiner a fait que mon fils a préservé sa curiosité de vouloir savoir, de creuser les sujets, de garder son esprit critique, de ne pas s'arrêter au strict nécessaire et d'aller bien au-delà de toute attente.


Lou BORGES, Art-thérapeute, Parent d'élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson C’est avec joie et une immense gratitude envers la pédagogie Waldorf que je souhaite témoigner en tant que parents d'un garçon à l'école Steiner-Waldorf de Verrières-leBuisson. Une pédagogie qui respecte le développement émotionnel, intellectuel, physique et physiologique de chaque individu afin qu’il choisisse un parcours de vie dans la communication, dans la collaboration et l'identité authentique. Une vraie réussite personnelle. Ce que les jeunes ont vécu ensemble, ont créé, ont communiqué nous a impressionnés. Tout au long des quatre dernières années, les retours d'Arthur à la maison nous ont confortés dans le fait qu’il trouvait grâce à cette École un enrichissement, un gain en maturité et un épanouissement en étant respecté dans son rythme. Il s’appropriait des bases et des convictions qui n’étaient pas simplement celles des parents. Nous sommes ravis que notre enfant puisse démarrer sa vie ainsi avec de la sécurité, du respect et dans un cadre magnifique ! Merci à tous les professeurs et cadres de cette école. Longue Vie à l'école !


Max ACKER, Assistant-caméraman, Ancien élève à l'Ecole Steiner-Waldorf Mathias Grunewald, Colmar J'ai fait toute ma scolarité à l'école Steiner de Colmar et ma terminale au lycée de Munster, et je suis sûr que ces douze années m'ont beaucoup apporté. Je pense que la pédagogie Steiner, comme toute pédagogie, se doit d'être améliorée, mais c'est une pédagogie humaine, à l'écoute des individus et j'ai pu remarquer que les individus qui en sortent sont de façon générale plus conscients de leur entourage, plus enclins à faire preuve d'empathie et ont un certain recul vis-à-vis du monde et des événements que peu de jeunes de leur âge ont. Je ne suis pas un adepte convaincu de l'homéopathie, de la médecine anthroposophique ou de la biodynamie, bien au contraire, mais je pense que la pédagogie Steiner apporte des éléments indispensables à l'éducation des enfants et que l'on ne retrouve pas autre part. À aucun moment je n'ai pu remarquer un quelconque endoctrinement à l'antroposophie comme le prétend l'unique "lanceur d'alerte" en France sur le sujet, Mr Perra. En fait, l'antroposophie et la pédagogie Steiner n'ont pas tellement de choses en commun si ce n'est qu'elles ont des bases communes. La pédagogie Steiner a su se transformer et s'adapter au fil du siècle dernier contrairement à l'antroposophie qui semble figée dans le temps...


Lucio PRETE, Artiste Lyrique, Parent d’élève à l’Ecole Perceval, Chatou Ma fille Vittoria est heureuse , épanouie . Elle fréquente l 'école avec enthousiasme et envie d' apprendre . Les professeurs sont formidables, des vrais professeurs qui j 'ai toujours rêvé pour ma fille . Difficile d' expliquer .. L école Perceval de Chatou est un lieu de bonheur , de rencontres ,de vrais apprentissage, Multiculturel, ouvert. Les enfants grandissent dans un milieu serein, joyeux et ils apprennent à une vitesse exceptionnelle dans le respect , le soutien, la joie et un cadre sérieux et sûr.


Anaïs VALENTIN, Assistante accueil petite enfance, Ancienne élève à l'Ecole Steiner-Waldorf Mathias Grunewald, Colmar J’ai de super souvenirs de ma scolarité à l’école Steiner de Colmar. Du jardin d’enfants à la 11eme classe : les travaux manuels, l’encadrement spécifique où chaque élève est considéré comme individu à part entière, sans oublier les magnifiques amitiés à vie.


Julia GORKE, Supply manager, Ancienne élève à l' Ecole Michaël, Strasbourg S’il y avait plus d'école Steiner, le monde serait un meilleur endroit.


Lotte KLAVER, Illustratrice, Parent d'élève à l'Ecole de la Mhotte, Saint-Menoux Pour moi, l'éducation Waldorf-Steiner fait partie du changement que j'aimerais voir dans le monde d'aujourd'hui. Je suis tellement heureuse d'y trouver ce que je cherche pour nos filles : une sensibilité, une conscience des choses qui comptent vraiment dans la vie. Prendre soin des autres, de la nature. Le développement des talents uniques de chacun. Il y a vraiment l'œil pour chaque enfant, les professeurs prenant tant de temps pour assurer ensemble avec les parents son bien-être dans la classe (et en dehors). Je suis ravie de ça ! Pour y parvenir, je constate un énorme engagement de la part des enseignants et des parents, et j'en suis très reconnaissante. Depuis un an et demi nos jeunes filles Lou et Nina sont scolarisées à l'école de la Mhotte. Je suis hollandaise et avant notre installation en France notre aînée a fréquenté un jardin Steiner-Waldorf aux Pays-Bas. C'est là-bas que nous avons appris à mieux connaître cette forme d'éducation (Les écoles Waldorf sont aux Pays-Bas tout à fait reconnues).


Stéphanie CULLEN, Mère au foyer, Parent d'élève à l'Ecole Rudolf Steiner, Lyon Cette pédagogie permet à mes enfants de grandir en respectant leur rythme, sans leur mettre de pression, en lien avec leur environnement et leur culture. Elle leur donne des bases solides dans les apprentissages, mais surtout une assurance dans la vie et dans leurs liens avec les autres.


Delphine GUILLAUME, Assistante de Service Social, Ancienne élève à l'Ecole Internat Rudolf-Steiner, La Boissière Ancienne élève de l'école Steiner, je ne peux que soutenir ces écoles. J'y ai appris personnellement à aimer le savoir, à rechercher toujours ma propre opinion et analyse de ce qui m'était enseigné. J'ai passé des années heureuses, entourée d'humanisme et de bienveillance qui m'ont aidée à grandir et à nourrir bien plus que mon esprit. À une époque traversée par le doute et parfois la peur j'ai appris à avoir confiance en moi, à dépasser mes erreurs et mes a priori, à me tromper et recommencer. À rechercher la beauté et l'art comme sources de communications collectives positives et d'épanouissement personnel. Durant mes études, j'ai intégré l'éducation nationale sans difficulté majeure (à 13 ans), bien en avance pour certaines matières, plus lentement pour d'autres, comme chaque enfant. J'ai poursuivi mon cursus dans des études supérieures conformément à mes aspirations, puis après un diplôme d'état je suis entrée dans une activité professionnelle que j'avais choisie. Mes employeurs reconnaissent ma singularité et mes qualités d'adaptation et de créativité. Au cours de ma jeunesse j'aurais aimé parfois être "comme tout le monde", mais avec le recul il me semble que c'est un sentiment commun partagé par de nombreuses personnes... J'ai deux grands frères qui ont également été à l'école Steiner à des âges différents. S'il y a une chose à retenir c'est qu'il y a autant de possibilités que de singularités de chaque enfant. Mais nous faisons tous des activités qui nous animent et n'avons pas eu peur des a priori ou des défis, des difficultés ou des échecs. Aujourd'hui j'ai deux enfants qui vont à l'école Steiner et je les vois grandir et aborder la vie avec une énergie très positive et beaucoup d'enthousiasme. Alors, mon propos n'est pas de dire que tout est parfait tout le temps dans ces écoles, mais n'est-ce pas le propre de l'homme et de la vie ? Simplement de pouvoir dépasser épreuves et difficultés avec confiance et espoir, pouvoir croire en l'homme dans ses imperfections. Cette pédagogie ne conviendra pas à tout le monde et c'est tant mieux cela pourra faire vivre et coexister d'autres pédagogies qui seront sûrement tout aussi pertinentes et adaptées pour d'autres. Nous pouvons nous enrichir ensemble à travers nos diversités.


Yuna MATHAN, Étudiante, Ancienne élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson Je ne serais pas la personne que je suis aujourd'hui si je n'étais pas passée par Steiner. L'école nous apprend à être plus tolérant envers les personnes qui sont différentes de nous, elle développe notre créativité de manière conséquente. Je suis très heureuse et reconnaissante d'avoir pu bénéficier de cours artistiques et manuels tels que le travail du bois, le jardinage, la couture, le tricot, les arts plastiques (sculpture, dessin, calligraphie, etc.) Il était très important pour moi d'être dans une école où les professeurs sont à l'écoute de leurs élèves et leur témoignent du respect, contrairement à l'école publique où l'élève n'est pas considéré comme détenteur d'un savoir et doit rester passif face à l'instituteur. L'école Steiner nous apprend l'ouverture au monde et nous donne confiance en nous ; la créativité est encouragée, favorisée et permet à l'élève de s'épanouir pleinement.


Joanna SELLGREN, Etudiante en psychologie, Parent d'élève à l' Ecole SteinerWaldorf, Verrières le Buisson Je suis ancienne élève de la pédagogie Rudolf Steiner. J’ai fait deux écoles Steiner dont une en Suède (Bromma). J’ai toujours été très heureuse et épanouie dans ces établissements. A tel point que mon fils, Achille est lui aussi scolarisé à l’école Steiner de Verrières-le-Buisson depuis huit ans ; il y est très heureux. Il est parfaitement injustifié et mensonger de qualifier ces écoles de sectes. Eglantine


SOYER MESSEILLER, Assistante de direction en cabinet d'architecte - Expert de justice, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou Nul besoin de disserter sur le fait que les écoles Steiner offrent une chance de réussir sa scolarité quand on est un peu différent, que ce soit une question "d'avance" ou de "retard". Et je ne remercierai jamais assez mes parents d'avoir sacrifié une partie de leur budget pour nous offrir cette alternative alors que mon frère et moi rencontrions des difficultés dans le public. Par exemple avec des appréciations de professeurs du style : "Votre enfant lit trop" ou "nullité absolue". C'est donc naturellement que plus tard j'ai inscrit mon fils aîné dans la même école que moi, puis les deux enfants suivants dans une école Montessori (plus proche de notre nouveau logement que mon ancienne école Steiner) car mon fils était également différent et qu'il nécessitait un suivi particulier, et que cette pédagogie était en adéquation avec son mode de fonctionnement. Je précise que je ne suis pas adepte du mouvement anthroposophique, je suis athée et mes parents l'étaient également au moment où ils ont inscrit mon frère et moi à l'école Steiner. Ces aspects n'ont jamais été un problème car ils ne sont pas présents à outrance dans cette école. Il est impossible d'énumérer tous les bienfaits des six années que j'ai passées là-bas, mais je serais triste si elle devait fermer !


Aurélia MOITRIER, Manager en immobilier, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou J’ai été dans une école Steiner Perceval à Chatou de la 9ème classe à la 12ème classe. Auparavant j’étais scolarisé dans une école privée très élitiste. Mon arrivée à Perceval m’a permis de reprendre confiance en moi grâce à la bienveillance des professeurs passionnés par leur métier et m’a permis de m’ouvrir au monde. J’ai rencontré des élèves très ouverts, matures, accueillants. J’ai eu mes plus belles amitiés, qui sont encore aujourd’hui. Grâce aux valeurs fortes de cette école, j’ai pu me reconstruire et aborder mes études plus sereinement. La seule personne que j’ai rencontrée qui allait à l’encontre des valeurs de cette école était Mr Perra, notre professeur de philosophie en 12è, qui s’amusait à casser ses élèves et j’en ai fait les frais.


Youri PERRUT, Artiste chorégraphique, Ancien élève à l'Ecole de la Mhotte, Saint-Menoux J’ai été scolarisé de 1992 à 2001 dans des écoles Rudolf Steiner (de la Mhotte à St Menoux (03) et de Mayenfels à Pratteln (Suisse). Je tiens à retenir toute votre attention sur le fait que ces écoles (celles que j’ai cotoyées) n'ont aucun caractère sectaire et cherchent d'ailleurs à permettre aux enfants, adolescents et adultes en devenir, de développer leur plein potentiel d'autonomie afin de choisir librement leur future profession en lien avec leurs aspirations et orientations souhaitées. Aucune pression n'est exercée sur les parents ni sur l'enfant afin qu'il ou elle reste dans ces écoles.


Naël DUEDARI, Thérapeute, Parent d'élève à l' Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson En 2003 nous avons visité l'école Steiner de Verrières-le-Buisson avec mon épouse et nous sommes "tombés amoureux". J'ai pleuré en voyant successivement apparaître devant moi : atelier de poterie, de tissage, menuiserie, forge... J'ai réalisé à quel point se trouvait ici tout ce que j'aurai aimé apprendre à l'école, et que l'essentiel était d'apprendre aux enfants à s'épanouir et non à en faire de simples exécutants. Sensibles à l'écologie, quand nous avons visité les jardins d'enfants, uniquement constitués en matières saines et naturelles, le fait que les enfants aient un rapport privilégié à la nature pendant les récréations, qu'ils s'alimentent bio et "fait maison", nous avons immédiatement su que c'est ce que nous voulions pour nos enfants. Je précise qu'à l'époque notre fille avait fait sa maternelle dans le public. Nous avions apprécié qu'elle y fasse de nombreuses activités créatives, mais été déçus à l'idée qu'elle passerait désormais huit heures par jour assise sur une chaise derrière un bureau. D'autres part, la cour bétonnée ne permettait que peu d'expériences, et les conditions météorologiques (pluie ou neige) entraînaient systématiquement une interdiction de sortie. Les élèves restaient devant des écrans pendant la récréation... Nous avons eu quatre enfants à l'écoles Steiner et ne regrettons absolument rien. La philosophie de la pédagogie Steiner répond vraiment au besoin de l'enfant. Ce qui me plaît vraiment est qu'il soit nourri à tous les niveaux : aussi bien intellectuellement qu'artistiquement, émotionnellement et spirituellement. De nombreuses confessions sont présentes à l'école : aussi bien musulmane, catholique, bouddhiste, juive, laïque ou athée. C'est justement ce qui est génial : chacun peut y vivre sa foi ou son absence de foi de la façon dont il l'entend. La pédagogie est suffisamment vaste et inclusive pour apporter à l'élève ce dont il a besoin, s'il en a besoin. Les élèves apprennent en se liant avec le vivant. De nombreuses activités leur sont proposées comme des rites de passage : un stage à la ferme, apprendre à couper le bois, manier les outils de la forge, tricoter, coudre, réaliser un chef-d’œuvre, faire un stage social... Autant de dimensions qui les éveillent à se découvrir eux-mêmes et s'affirmer en tant qu'eux-mêmes. Chacun devient ce qu'il a à devenir : un médecin, un artiste, un ostéopathe, un ingénieur, un architecte, un travailleur social... L'école permet et n'enferme pas. L'équipe pédagogique est très présente autour de l'enfant et nous l'avons senti pour chacun de nos enfants. Les moindres difficultés ont été abordées conjointement avec les professeurs et le regard croisé parent/professeur s'est révélé souvent bénéfique pour nos enfants. Cette pédagogie nous a fait rencontrer aussi de nombreuses personnes intéressantes par le biais des nombreuses activités périscolaires qui y sont proposées. C'est une pédagogie très riche qui a tellement à partager ! Comme toute organisation humaine, il y a toujours des imperfections et des choses qui ne se passent pas comme on le souhaite, néanmoins elle a le mérite d'exister et nous la remercions pour cela. Je souhaite que cette pédagogie puisse être accessible au plus grand nombre. Elle a un coût, c'est vrai, mais qui vaut largement l'épanouissement de nos enfants !


Véronique SUTRA, Directrice de Centre de formation, Parent d'élève à l'Ecole Steiner Waldorf Les Tournesols, Toulouse Nous sommes enchantés par cette école ! À la naissance de notre première fille, je me suis passionné pour les pédagogies alternatives. J'avais vu une conférence de Céline Alvarez et j'ai été captivé. J'ai donc naturellement lu son livre et plein d'autres sur les pédagogies alternatives. Au début, je me tournais vers Montessori mais n'ayant pas trouvé d'école de cette pédagogie à côté de chez nous, j'ai trouvé l'école Steiner de Toulouse. Nous sommes d'abord allés aux Journées Portes Ouvertes puis avons fait nos recherches et avons pris la décision de mettre notre enfant au Jardin des tous petits (l'année juste avant la première année de maternelle). Aujourd'hui, elle est en maternelle. Nous apprécions vraiment l'attention portée à chaque enfant et ce de la part de toute l'équipe pédagogique mais aussi une bienveillance hors norme. Cette bienveillance est bien entendu aussi permise par un nombre restreint d'élèves par classe (max 16), exigence de la pédagogie Steiner. Nous aimons aussi le fort ancrage de cette pédagogie dans la nature, les fêtes de l'école rythmée par les saisons, les locaux de l'école à taille humaine, la jolie végétation, la cour de récréation sans béton et tous les jouets en bois et tissus. Notre fille s'y plaît énormément et nous aussi car toutes les familles de l'école sont "en phase", cela crée des liens ! Nous souhaitons que notre deuxième fille y soit aussi scolarisée mais elle est encore petite ! Merci Les Tournesols !


Dr Kristine MITCHELL, Chercheur-enseignant, Parent d'élève à l' Ecole Steiner Waldorf Les Tournesols, Toulouse Récemment arrivée à Toulouse de l’étranger, notre famille est ravie de découvrir en l'école Steiner Les Tournesols une pédagogie engageante et une école chaleureuse avec son équipe douée et ses familles généreuses. Nos enfants, au début de leur apprentissage de la langue française, étaient inquiets à propos de notre emménagement en France. À l’école, cependant, ils trouvent une communauté très sympathique qui les accueille, les rassure, et les met très vite à l’aise. Résultat : les enfants se sentent vraiment chez eux. Pour nous, c’est comme d’avoir été blottis dans une grande famille.


Marie CARIOU, Ingénieur aéronautique, Parent d'élève à l' Ecole Steiner Waldorf Les Tournesols, Toulouse Ma fille a fait sa rentrée en septembre à 3 ans dans une école Steiner. Le mot qui caractérise le mieux l'approche de cette pédagogie est "bienveillance". Tout est mis en œuvre pour que les enfants évoluent dans un cadre qui leur permette de progresser (rythme de la journée, repères, accompagnement, douceur, chansons). Les enfants peuvent amener leurs doudou et/ou tétine pour se sentir rassuré. Lorsqu'un conflit démarre entre deux enfants, les paroles des jardinières d'enfants sont justes et rétablissent l'équilibre relationnel. Pas de cri, pas de punition, pas de stigmatisation, pas de concurrence, pas de méchant, pas de jugement ; de l'entraide, de l'empathie, de la justesse, de la communication bienveillante adaptée à la sensibilité de l'enfant. Les enfants apprennent ainsi tout naturellement à vivre en groupe, à respecter l'autre, à se faire respecter, à s'exprimer sur leurs ressentis (sans aucune obligation), à devenir plus autonomes dans leurs relations et dans les actions. Les repas sont pris dans le calme, dans la classe même et avec les jardinières. Les parents restent en lien très étroit avec l'école et les jardinières. Il est facile d'obtenir un rendez-vous avec la jardinière de son enfant pour discuter des problématiques quelconques ou de la pédagogie en général (par exemple, ma fille était fatiguée, hypersensible, au mois de novembre et nous avons pu en discuter en dehors de l'école avec la jardinière). Des réunions de classe trimestrielles permettent des échanges naturels et de qualité entre parents et jardinières. Il n'y a pas de zone d'ombre dans la pédagogie pratiquée à l'école et toute question trouve une réponse claire. Nous (parents) sommes ravis de notre choix d'école pour notre fille tout simplement parce qu'elle s'épanouit, progresse et est heureuse.


Élise MEYER, Animatrice pédagogique parc Zoologique, Ancienne élève à l'Ecole Steiner-Waldorf Mathias Grunewald, Colmar J'ai dû quitter mon collège en 3ème car je ne rentrais pas dans le moule de l'éducation nationale... Et surtout parce que mon professeur de maths s'acharnait sur moi en me mettant systématiquement au tableau, ce qui a engendré une phobie scolaire. J'ai été déscolarisée et j'ai connu alors la pédagogie Steiner. J'ai pu intégrer une classe avec des élèves de mon âge. On m'y a accueillie sans aucun jugement. J'y ai passé quatre années, de la 9ème à la 12ème classe. C'est ce qui m'a sauvée. J'ai retrouvé l'envie d'apprendre, de découvrir. J'y ai passé de merveilleux moments. J'ai pu par la suite passer un bac science médico-social, été assistante dentaire pendant dix ans, puis trois ans en tant qu'animatrice en périscolaire. J'ai eu la chance d'être choisie pour intégrer l'équipe du parc zoologique de ma ville et de pouvoir réaliser mon rêve de travailler avec des animaux tout en éduquant les enfants à la protection et conservation de la nature.


Léonard BARNOUX, Ingénieur informatique, Ancien élève à l’Ecole Rudolf Steiner, Lyon J'ai passé de très belles années à l'école Steiner de Lyon. J'ai été éduqué par des personnes bienveillantes lors des années équivalentes aux cycles de maternelle, primaire et collège. Je pense que ma sensibilité à l'art et l'écoute des autres a été stimulé par la pédagogie de l'école Steiner, plus qu'ailleurs. En entrant dans un lycée "classique" par la suite, je n'ai pas eu de souci pour m'adapter au système scolaire "classique". L'école Steiner n'est pas une secte et elle ne nuit pas aux personnes qui y font une partie de leur scolarité.


Héloïse WOLFF, Étudiante, Ancienne élève à l’Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson Je suis arrivée à l'École Steiner après une année de 5ème difficile dans un établissement public, une année qui m'a beaucoup abîmée intérieurement à cause de mes camarades de classe qui n'avaient pas un comportement correct vis-à-vis des uns et des autres. Ma confiance en moi avait totalement disparu. Comme dans n'importe quelle classe, ça m'a pris du temps de m'intégrer, mais le projet théâtre - qui a entre autres pour but de consolider les liens entre les élèves - m'a beaucoup aidée à me faire des vrais amis et à m'affirmer autrement. Bien sûr, certaines choses me semblaient inhabituelles en arrivant dans cette école : beaucoup de cours d'art et d'expression personnelle (ce n’est pas forcément facile quand on vient d'un parcours "normal"), serrer la main du professeur en entrant dans la classe, la préparation artistique le matin, les deux heures de période quotidiennes pour commencer la journée, les petits effectifs des classes... Mais toutes ces différences sont seulement des améliorations réfléchies du système éducatif, qui permettent à l'enfant de mieux se développer, de s'épanouir, d'apprendre à s'exprimer et de développer un sens critique personnel, de mieux se connaître lui-même, de comprendre le respect et la tolérance... Personne ne m'a obligée à aller dans cette école et personne ne m'a forcée à y rester, j'ai eu la chance d'être guidée pendant six années de mon parcours par la pédagogie Steiner et je suis reconnaissante de tout ce que cela m'a apporté, je suis reconnaissante d'être devenue la personne que je suis, grâce à l'environnement bienveillant dans lequel j'ai grandi. Les nombreux projets m'ont permis de me dépasser moi-même et d'accroître ma confiance en moi. Aujourd'hui, je me sens profondément triste que des personnes malhonnêtes cherchent à attenter à cette pédagogie qui a apporté tant de choses à tant de personnes, et ce sans motif cohérent. Pour finir, la classe de terminale à l'école Steiner de Verrières-le-Buisson a été ouverte l'année où nous nous sommes préparés au bac, parce que nous étions des élèves motivés, avec une soif d'apprendre et un réel attachement pour cette école. Nous voulions tous achever nos années de lycée dans cet établissement, et nous avons tous eu le bac. J'ai beaucoup été questionnée quant à mes doutes et mes craintes par rapport à ma réussite au bac dans un établissement à pédagogie alternative, j'ai finalement obtenu mon bac S avec la mention très bien, ce qui prouve la qualité de l'enseignement des écoles Steiner. Tous les élèves de ma classe ont pu poursuivre leurs études dans des domaines qui leur plaisaient et n'ont en rien ressenti un handicap face aux autres étudiants de l'enseignement supérieur, mais au contraire avec un avantage, que ce soit dans les relations sociales ou dans l'apprentissage. J'ai moi-même intégré l'école d'ingénieur que je désirais (l'Université Technologique de Compiègne) et je réussis très bien mes études.


Christophe FANGEUX, Technicien, Parent d'élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson Dans un premier temps, cette pédagogie m'a été "imposée" par ma femme. Cependant, j'ai trouvé séduisante l'idée de l'apprentissage au rythme de l'enfant mais également l'apprentissage des langues étrangères très tôt. Depuis, je découvre cette pédagogie au fur et à mesure que les enfants grandissent. J'aime le développement de l'individu au travers des activités manuelles (jardinage, couture, tricot, travail du bois...) et l'absence d'écrans et multimédias. Le matin, mes enfants sont accueillis individuellement et je trouve les classes posées et prêtes à l'écoute. Aujourd'hui ils sont heureux d'aller à l'école, c'est une joie !


Stéphanie PARIS, En reconversion, Parent d'élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson En tant que (ancienne) professeure des écoles, l'école, l'enseignement, la pédagogie m'ont toujours énormément questionnée. Mais ce n'est qu'à partir du moment où j'ai été maman que j'en ai conclu que ce que je proposais à mes élèves et, plus largement, ce que proposait l'Éducation Nationale n'était pas ce que je voulais pour mes enfants (cette réflexion m'a conduite depuis à démissionner de l'EN). C'est alors que de fil en aiguille, j'ai poussé la porte d'une école Steiner, je me suis intéressée à la pédagogie et j'y ai trouvé tout ce à quoi j'aspirais. Il est difficile de mettre des mots dessus tellement c'est large et que cela relève aussi du ressenti, mais je pourrais exprimer que ce qui m'a touchée, c'est que la pédagogie Steiner-Waldorf est une pédagogie qui a du sens et qui donne du sens, qui permet de renouer avec l'essentiel (la beauté, la nature, les arts) et qui privilégie « l'être » plutôt que « l'avoir ». On ne regarde plus l'enfant comme quelqu'un à formater, qui doit suivre un programme et accumuler des savoirs mais comme une individualité avec ses potentiels à faire émerger. Quel bonheur de voir ses enfants pleins d'enthousiasme pour aller à l'école ! De mon point de vue, cette pédagogie répond aux besoins des enfants et de la société actuelle et mettre mes enfants dans une école Steiner est un vrai choix.


Claire GEORGES, Chef de missions conformité et contrôle permanent, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou Je souhaiterais partager mon expérience sur les neuf années passées à l’école Perceval de 1995 à 2005. J’ai intégré l’école en grande section de maternelle (dernière année de jardin d’enfants), et ai quitté une première fois l’école en début de CE1 (2ème classe) pour le déplacement professionnel de mon père à Singapour. Pendant huit mois, à l’âge de 8 ans, j’ai été scolarisée au Lycée Français de Singapour où j’ai été parfaitement intégrée, après ma classe de CP (1ère classe) à Perceval. L’école Perceval me manquait, et je souhaitais absolument faire le stage à la ferme prévu en classe de CE2 (3ème classe). La scolarité à Perceval est en effet rythmée par des voyages de découverte, des représentations de classe (théâtre, spectacles…) et des projets personnels (artistiques, manuels, littéraires…) A notre retour de Singapour, j’ai donc pu poursuivre mon épanouissement scolaire et personnel à Perceval. Ce qui m’a le plus intéressée, c’est la pédagogie d’enseignement. Les cours d’histoire étudiés avec des dessins dans les petites classes, les cours de langues avec de la musique, apprendre à écrire à son rythme avec un crayon, stylo plume, un stylo… Le travail des matières comme le bois, le cuivre, la terre, le tissu m’a inculqué l’ouverture d’esprit, la concentration et m’a appris à être curieuse. A la fin de ma 3ème (9ème classe), après avoir réalisé un tutu de danse comme projet de fin de cycle et brevet en poche, j’ai souhaité intégrer un lycée « classique ». Un lycée public m’a ouvert ses portes, et là encore, mon adaptation et mon intégration ont été rapides et sans problèmes particuliers. J’ai obtenu le bac ES avec mention bien. J’ai ensuite poursuivi mes études en IUT, puis en école de commerce. Bac+5. J’ai maintenant 30 ans et travaille au service conformité et contrôle interne d’un grand Groupe. Mes loisirs préférés demeurent la couture, la danse et la musique ; je les dois à cette pédagogie qui a façonné qui je suis aujourd’hui. Si j’ai des enfants un jour, je pense sincèrement les scolariser dans une école Steiner, afin de leur permettre de s’épanouir et de cultiver leur esprit curieux et critique.


Justine DEFFERNEZ, Couturière, Ancienne élève à l'Ecole de la Mhotte, SaintMenoux Nature, liberté, équilibre, intérêt, respect, découvertes aux teintes pastels. Voilà en quelques mots comment je pourrais définir mes six premières années en milieu scolaire, dans une école Steiner.


Cyrille RAYNAL, Dirigeant d'une entreprise, Ancien élève à l'Ecole Rudolf Steiner, Paris J'étais un adolescent : 6ème, 5ème et 4ème (6è, 7è et 8è si je me souviens bien). Trois ans passés au sein de l'école à Paris (un enchantement de charme caché dans le 14ème arrondissement) puis en tant que pionnier, découvreur de ce territoire vierge qu'était Verrières-le-Buisson à l'époque. Je me souviens avec beaucoup d'émotion ces années qui m'ont permis d'exister même sans être un bon élève, sans avoir encore la maturité pour évoluer dans un parcours traditionnel. Pour cela, je remercie mes parents d'avoir pris l'initiative de me montrer qu'il y avait d'autres rapports à la scolarité que celle proposée par l'éducation nationale. Et ma professeure Madame Lienhard ! Et cela me suit encore. Je sais qu'il y a toujours d'autres voies possibles. Une certaine liberté de pensée ! Enfin, je garde encore en mémoire l'odeur de l'atelier du bois, de la kermesse, de la cire chaude, du parc, du feu de la Saint-Jean et de ma liberté. Longue vie à cette belle école !


Isabelle GRONEMAN, Formation, conseil, Parent d'élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson J'aimerais dire pourquoi j'ai choisi la pédagogie Waldorf pour mon enfant qui a actuellement 6 ans et demi. La visite du jardin d'enfants a été déterminante dans mon choix de la pédagogie. Les jouets en bois, un espace de créativité, de jeux libres avec accompagnement de la jardinière, des matières nobles et des tissus naturels, et la table de saison. Un très joli jardin avec un grand bac à sable, une atmosphère de calme, de douceur, un accueil chaleureux de la part des deux jardinières. Une attention portée à l'interaction sociale entre les enfants. Une cantine bio. Un regard sur la singularité de l'enfant. C'est aussi une pédagogie qui ne met pas en avant l'utilisation des écrans, et qui permet le développement de l'imaginaire des enfants à partir d'eux-mêmes et non d'inspirations télévisées. Je suis heureuse que mon enfant puisse se développer dans un lieu où les jardinières connaissent le développement de l'enfant et ne surinvestissent pas les apprentissages cognitifs au dépend du mouvement et de la dimension rythmique avec les chants, les comptines, les histoires pédagogiques, la découverte du soin au jardin. C'est aussi un bonheur d'assister aux pièces de théâtre des grandes classes, mais aussi leurs concerts sur scène. Et la kermesse de Noël est chaque année un moment très spécial de créativité et d'inspirations pour les fêtes. En bref mon enfant s'épanouit dans cette école depuis quatre ans et je suis très heureuse qu'elle existe.


Louise HENRIET, Commercial, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou J’ai fait l’école Steiner de ma 4ème à ma terminale, avant cela j’étais dans une école privée catholique. Cette école m’a permis de prendre confiance en moi et de découvrir ma dyslexie. Grâce à toutes les activités annexes, j’ai pu me découvrir moi- même, ce qui m’a servie dans mes études et dans ma vie professionnelle. Je suis aujourd’hui cadre commercial et je dois beaucoup à cette école ; sans elle je ne suis pas sûre d’avoir pu aussi bien réussir ma vie.


Rose KRONER, Musicothérapeute, Parent d'élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson Nos deux enfants de 7 et 9 ans sont à l'école Steiner depuis deux ans maintenant. Ils ont commencé leur scolarité ici après cinq ans d'expatriation en Angleterre. La transition a été exceptionnelle - ils ont adoré les professeurs et leur classe dès le premier jour ! Ils parlaient très peu français, mais les professeurs ont géré ça très bien. Il y a en plus des gentilles jeunes filles d'Allemagne en stage chaque année qui, du coup, parlaient anglais avec ma fille quand elle avait besoin les premiers mois. En plus, notre famille a trouvé des bons amis parmi les parents. C'est précieux surtout parce qu'on ne connaissait personne ici. Nous sommes plus qu’heureux avec cette école. Nos valeurs sont similaires, et nous avons appris beaucoup des choses aussi en tant que parents. Je ne croyais pas pouvoir trouver une école ou j'ai entièrement confiance dans le projet pédagogique. Mes enfants n'ont jamais été plus épanouis ! Ils ont l'espace et le droit d'être enfants, d'utiliser leur corps et leurs mains créativement tous les jours. En même temps ils se sont développés davantage académiquement, et adorent montrer leur travail le soir en rentrant. Je soutiens notre belle école avec tout mon cœur !


Guillaume BRAME, Artiste, Ancien élève à l' Ecole Perceval, Chatou J’ai rejoint l’école Perceval (Chatou) en 11è (1è), après avoir fait tout le cursus scolaire dans des établissements publics. À vrai dire ce sont mes parents, qui, voyant mon sérieux et ma motivation pour les études s’effriter, m’ont proposé Perceval. C’est avec l'attitude blasée d'ado frustré que j’ai fait ma rentrée, je ne savais pas bien où je mettais les pieds ; mais j’ai vite changé d’avis. En seulement deux ans j’ai noué les amitiés les plus solides que je n’ai jamais eues. Changer de pédagogie m’a révélé que le système compétitif, focalisé sur les résultats dans lequel je me trouvais jusqu’alors me sabotait. Ces deux années m’ont aidé à trouver et maintenir un bon niveau même dans les disciplines que je n’appréciais pas ; j’ai gagné en confiance en moi, appris à parler devant un public d'inconnus, intégré que n’importe quel projet était le fruit d’une collaboration et non d’une performance individuelle. De façon générale fréquenter cette école m’a énormément apporté sur le plan relationnel, et de l’affirmation de soi. Enfin, ce programme m’a donné le courage et le soutien nécessaire pour me lancer dans les arts et assumer de ne pas avoir de carrière toute tracée, en dépit des angoisses et a priori négatifs de mon entourage à ce sujet. La pédagogie Steiner a planté de bonnes graines pour mon développement. Elle m’a aidé à être anticonformiste avec justesse (jusqu’alors ce n’était que provocant ou ridicule). Cela m'a beaucoup aidé lors de ma formation aux Arts Décoratifs de Paris, et encore aujourd'hui dans mon activité artistique, où pensée hors-cadre et forte individualité sont indispensables. Aussi je crois sincèrement que mon passage à Perceval a joué un rôle déterminant dans mon tempérament compatissant et tolérant, et posé des fondations saines à mon développement personnel, spirituel et mon éco-responsabilité. Aujourd'hui je me sens épanoui, solide et reconnaissant des expériences que j'ai vécues. Avec ma conjointe nous vivons depuis trois ans à Montréal, Canada, et si nous avons la chance d'avoir des enfants, nous opterons certainement pour un établissement Steiner-Waldorf.


Charlotte OREL, Masseur-Kinésithérapeute, Parent d’élève à l’Ecole de Verrières le Buisson - Ecole Rudolf Steiner Nous avons décidé de scolariser nos deux filles à Verrières-Le-Buisson et sommes absolument ravis de cette école. Tout d’abord, nous avons pu voir nos filles s’adapter rapidement, s'épanouir dans un contexte extrêmement positif, bienveillant, et encourageant. Le lieu naturel dans lequel se trouve l’école est un plus incontestable, et dans les salles de classe, les professeurs font preuve d’une attitude pleine de respect et de justesse à l’égard des enfants. La qualité relationnelle qui existe entre les élèves et leurs enseignants existe aussi entre les professeurs et les parents, ce qui rend la communication aisée et simple. C’est une joie de savoir nos enfants accompagnés de manière si qualitative dans cette école. C’est exactement ce que nous cherchions.


Sébastien CHEVALLIER, Thales, VP Telecom Sales North Africa, Nigeria & East Africa, Ancien élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson Rudolf Steiner a une pédagogie orientée sur l'ouverture et l'épanouissement de chacun des élèves afin qu'ils tirent le meilleur d'eux- mêmes. On nous enseigne aussi bien la poterie, l'ébénisterie, la chimie, les mathématiques, la littérature, les langues, que le jardinage. Cette démarche a pour but d'éveiller notre curiosité afin que chacun des élèves puisse trouver sa voie tout en ayant de solides bases disciplinaires. École à conseiller à tout parent qui souhaite que son enfant devienne un adulte respectueux des autres, ouvert d'esprit, créatif et productif.


Pascal DEMARAIS, Clown, Ancien élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson De la quatrième à la douzième à l'école Steiner. Après mes trois premières années en public, une bouffée de joie et d'oxygène. J'ai aimé aller à l'école. Par la suite, mon parcours est peu conventionnel. Mais c'est le mien. Je doute fortement que j'aurais pu faire la même chose après une scolarisation en école publique. Bref je suis heureux, père de famille, homme marié avec un métier que j'aime.


Elie HOUVER, Ingénieur supply chain, Ancienne élève à l'Ecole Michaël, Strasbourg Je remercie chaque jour mes parents d'avoir investi autant dans mon éducation en m'offrant une scolarité complète en école Steiner. Les bons moments restent et surnagent largement sur les moins bons et ma compagne est chaque jour étonnée de voir tout ce que j'ai pu recevoir à l'école.


Maia MOHR, Dessinatrice 3D en aménagement d'intérieur, Ancienne élève à l'Ecole Michaël, Strasbourg Je m’appelle Maia, j’ai 21 ans et j’ai été dans une école Steiner-Waldorf du jardin d’enfants (3 ans) à la 8ème classe (14 ans). Je ne sais pas trop comment m’y prendre alors je vais écrire ce témoignage avec le cœur. Pour moi l’école Steiner est plus qu’une simple école. C’est un chemin, une période de ma vie qui m’a aidée à me construire, à m’épanouir en tant que personne et bien sûr à m’instruire. J’ai le sentiment que cette école était durant mon enfance ma seconde maison, tant les professeurs étaient attentifs et présents pour nous et mes amis, importants pour moi. J’ai d’ailleurs gardé un lien fort avec ces amis que je connais depuis presque toujours. Je pourrais parler de mon expérience durant des heures tellement j’ai de choses à partager sur cette pédagogie qui est selon moi celle qui accompagne au mieux les enfants. Chaque enfant grandit à son rythme et les professeurs nous suivent et nous accompagnent sans forcer ni presser un enfant qui serait plus lent ou qui aurait plus de difficultés que les autres. Durant les cours on nous apprend aussi bien les matières générales telles que les mathématiques, le français, les langues étrangères… que les matières manuelles telles que le jardinage, la couture, le dessin, la poterie, le travail du bois… autant de matières qui sont importantes pour nous donner toutes les clefs afin de s’orienter au mieux vers notre futur métier. Les horaires sont pensés au mieux pour équilibrer la journée de l’enfant. Le matin on travaille des matières intellectuelles et l’après-midi des matières manuelles. D’ailleurs on apprend bien plus que des cours. On nous sensibilise à la protection de la nature, au respect de soi et des autres, à l’écoute de chacun, au partage… Des valeurs qui sont pour moi importantes à donner aux enfants. Je ne dis pas que cette école est parfaite, mais je pense que c’est la meilleure que l’on puisse trouver aujourd’hui pour le développement d’un enfant.


Sylvia MM MOREY LAQUERBE, Architecte d'interieur, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou J’estime avoir eu beaucoup de chance d'avoir été inscrite à l’école Perceval de Chatou par mes parents. Je suis fière de revendiquer ces années d'études à travers cette ouverture d’esprit, ce respect de soi et des autres, l'apprentissage à la créativité et au respect de la nature. Je ne peux que regretter que l’enseignement public et privé ne s'inspirent pas davantage de ce type de pédagogie qui prend tout son sens au jour d'aujourd'hui. Merci à la pédagogie Steiner d'avoir fait la femme que je suis.


Lea ABOUROUSSE JANNIN, Agent du ministère de la culture en reconversion, Parent d'élève à l'Ecole Perceval, Chatou Mère de deux enfants, un fils de 22 ans qui n'a pas reçu la pédagogie, et une fille de 4 ans actuellement à Perceval, je suis enfin en phase avec moi-même car je donne à ma fille, au quotidien, ce que j'ai dans le cœur. J'ai longtemps souffert d'avoir à donner à mon fils, tout au long de sa scolarité, une pédagogie inappropriée à mes valeurs.


Isabelle LEMOINE, Coach, Consultante, Parent d'élève à l' Ecole Perceval, Chatou Je suis parent d'élèves qui ont découvert cette pédagogie récemment. J'apprécie l'enseignement complet permettant de développer l'autonomie et le sens critique de l'enfant dans un cadre alliant curiosité, bienveillance et respect des personnes. L'intégration s'est faite avec beaucoup de fluidité. Mes enfants sont très heureux dans leur école et notamment pour l'ouverture sur le monde, les différentes cultures de leurs camarades. Je connais plusieurs parents qui ne peuvent inscrire leurs enfants faute de place. Je considère mes enfants comme très privilégiés de suivre cet enseignement.


Julie SANDBERG, Dipl. Kunsttherapeutin ( Art-Therapie), Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou Pour moi cette école a été bénéfique grâce aux méthodes d’apprentissage - une émancipation liée à une sorte de philosophie naturelle et humaniste, libre de tous préjugés vulgaires. Cela m’a offert également avec le temps une propre et intime liberté de conscience. J’ai appris des notions fondamentales de partage - de fraternité - de transmission - de discernement - cette école m’a permis de comprendre que nous étions alors des êtres en devenir. C’est l’altérité de mes camarades de classe et des autres qui a été le vivier de mon progrès / de notre progrès ! Ce sont les liens qui nous unissent, cette confiance, cette amitié, cette tolérance... qui nous ont permis de grandir en humanité et d’élever nos esprits ! Pour moi, cette école ne se rapproche en rien d’une idée dogmatique ; quand j’y étais, elle n’a jamais été un prêt-à-penser mais profondément un droit à penser ! Un droit, selon moi, singulier et universel. Pour terminer, peut-être que Perceval nous guide plus sur le chemin de la connaissance que celui du savoir... mais cela me convient parfaitement. Voilà, mais cela n’engage que moi ! Ce témoignage a été rédigé par une ami d‘enfance, je ne saurais écrire mieux et je n’ai rien à ajouter. Merci Agnieszka


NINA SZCZEPANSKA, Head of Software Development, Parent d'élève à l'Ecole Perceval, Chatou For us Waldorf Education is perfectly balanced that takes children needs, natural curiosity to learn and individual pace into consideration. Small class sizes give teachers space to truly engage with children and support them in learning and personal development. This school expects parents to be engaged and I think it's good that children see parents and school collaborating and are parts of community.


Lucie QUACH, Consultant senior, parent à l’école Perceval, Chatou Je trouve dommage que l'on ait à défendre la pédagogie Steiner. Est-ce que l'on s'interroge sur les méfaits de la pédagogie "classique" utilisée dans la majorité des écoles et l'endoctrinement des enfants dans la croyance que seule la connaissance ait de la valeur en oubliant de développer leur 'vivre ensemble', leur conscience d'eux-mêmes, des autres, où l'entraide n'a pas de place, car ça dérange la classe. Je me permets de ne pas développer sur les écoles dont l'essence consiste à renforcer chez les enfants la croyance en un être tout puissant, omniprésent et omniscient. Pour parler de notre choix et de notre famille : nous sommes des parents athéistes, âgés de 40 ans, nous avons tous les deux fait des études longues, exclusivement dans le secteur public et nous tenions beaucoup à ce que nos enfants puissent aller dans l'école publique également et c'est ce qui s'est passé pendant quatre ans. Les deux enfants qui ont suivi cette scolarité l'on fait avec de la réussite, de bons résultats sur tous les plans. Le troisième est allé dans un jardin d'enfant pour maternelle (par une école Steiner mais une école où on prône la pédagogie 'active' visant l'autonomie de l'enfant, l'apprentissage à son rythme. Il est devenu très ... lui-même au fur et à mesure. Et nous nous demandions comment le faire suivre cette voix et la proposer aux plus grands. Nous avons pris la décision d'amener nos trois enfants (1ère,4e et 5e classes) dans l'école Steiner car nous avons voulu leur offrir un apprentissage plus riche, plus large. Au-delà des matières principales, donner plus de place à l'art, aux activités manuelles qui contribuent d'une façon spectaculaire au développement du cerveau, à l'apprentissage des langues différent (allemand dès la première classe de façon très immersive par exemple), mais aussi un parcours qui peut les amener jusqu'au lycée. Nous nous sommes renseignés sur l'école et la pédagogie et avons effectivement lu le blog de Mr Perra avec attention. Nous l'avons pris en compte. Néanmoins nous n'avons pas l'habitude de 'croire sur parole', alors nous regardons, nous discutons avec nos enfants, avec les professeurs, et le bilan que l'on peut faire de cette année, c'est : 'pourquoi on n'a pas eu connaissance de la pédagogie avant' ? Cela aurait pu éviter à un des enfants d'écouter qu'il n'était pas sage quand il parlait en classe au CP et devoir l'écrire vingt fois comme dans les années 50 à titre d'exemple. Les trois enfants adorent école, ils n'ont pas envie de vacances. Notre fille en 5e a 'fleuri' sous nos yeux, elle est comme un poisson dans l'eau. Outre l’apprentissage, elle habite l'espace très différemment, elle crée des initiatives dans la classe, elle ose, elle essaie, elle n'a jamais fait de l'allemand auparavant et grâce à la dynamique créée par la professeure, bienveillance de la classe, elle n'a jamais douté de sa capacité à rattraper les quatre ans, et elle l'a fait. Notre enfant de 4e aime apprendre en écrivant son manuel lui- même, en construisant la connaissance avec ses amis à travers les jeux, il a aussi rattrapé l'avance de ses copains en allemand et anglais, le tout avec facilité et joie qui caractérise sa classe. Je pense que si je devais décrire en un mot l'école Steiner, j'aurais utilisé celui-là : la joie. C'est incroyable avec quel plaisir, bienveillance, amour, investissement on perçoit tous les jours. C'était encore plus évident pendant le confinement où les professeurs prenaient le temps d'appeler les enfants à la maison, à l'occasion. Pour que je ne l'oublie pas, notre plus jeune aime aller à l'école (ça a l'air évident, mais il y en a tellement pour qui ce n'est pas le cas dans les familles que l'on connait) l'apprentissage pour lui comme pour ses frères et sœurs est une aventure quotidienne, avec des surprises, des contes de fée, du concret : "On touche les lettres, les chiffres par exemple". Alors peut-être que l'on a une chance inouïe, peut être que l'on n'est qu'une exception, mais nous sommes sûrs que nous sommes heureux dans cette école, avec cette pédagogie et que l'on continuera à y aller. Je me permets de demander à la France de regarder et remettre en question son système d'apprentissage majoritaire qui me semble être inhibant, voire destructeur pour nos enfants. J'invite des personnes qui ont envie de s'attaquer à l'École à chercher les raisons pour lesquelles notre apprentissage recule dans tous les classements plutôt que chercher un potentiel endoctrinement dans la pédagogie Steiner. Nos enfants et nous-mêmes sommes des esprits libres et comptons bien le cultiver.


Mylena AUZENEAU, Artiste de cirque, Ancienne élève à l'Ecole Steiner-Waldorf Mathias Grunewald, Colmar J’ai fait toute ma scolarité à l’école Steiner, hormis ma classe de terminale, validée dans un lycée public afin de passer mon bac. Je n’aurais pas pu rêver meilleure scolarité pour mon épanouissement, et le développement de mes facultés intellectuelles, manuelles et artistiques. L’enseignement y a toujours été riche et complet, équilibrant les matières fondamentales, avec des activités manuelles et artistiques. De ce fait, je ne me suis jamais sentie déficiente, face à de potentielles lacunes, ayant toujours diverses stimulations pédagogiques, me permettant de développer plusieurs compétences. J’ai toujours été une élève plutôt moyenne, ce qui ne m’a pas empêchée d’être accomplie sur maints niveaux. Je n’ai eu aucun mal à intégrer un lycée public, ni à passer mon bac, ni à continuer sereinement mes études à l’université. Il m’arrive assez fréquemment de parler de ma scolarité quand l’occasion s’en présente, et je constate avec tristesse que la pédagogie Steiner, en plus d’être méconnue, est souvent cernée d’échos péjoratifs. Dans ces cas-là, je constate généralement que mon interlocuteur se réfère à des «on-dit» Je raconte alors mon expérience de la pédagogie, qui est bien sûr subjective, mais qui reste un vécu du terrain indéniable.


Silviu NECOARA, Consultant IT, Parent d'élève à l'Ecole Michaël, Strasbourg Le petit Leonardo avait 3 ans quand il a commencé l'école maternelle dans l'école primaire dans le quartier. Sans période d'adaptation, la transition fut brutale. L'enseignante avait trente gamins de 3 ans dans la classe. L’accueil se faisait à la porte, on nous disait de partir vite, elle tirait Leonardo par la main dans la classe, il pleurait comme jamais. Il faisait des cauchemars la nuit. On se demandait ce qu'on pouvait faire. Tout le monde nous disait que c'est comme ça et que ça va passer, il va s'habituer. On ne voulait pas qu'il s'habitue à une telle situation. Le coup de téléphone d'Isabelle, jardinière dans l'école Michael à Strasbourg fut salvateur. Elle nous appelés dans la deuxième semaine en disant qu'il y avait deux places dans sa classe (pour Leonardo et Thomas qui n'avait pas encore 2 ans). On a pris un rendez-vous avec elle pour se connaître le lendemain avec les enfants. L'accueil fut extraordinaire. Je n'avais jamais vu quelqu'un si présent et à l'écoute avec des enfants. Nous avons tout de suite dit oui. Une période de transition de quelques jours où Katrin a accompagné Leonardo au jardin d'enfants a suivi. C’était magique. Leonardo adorait aller au jardin d'enfants. Les pleurs ont été remplacés avec de la joie. À la fin du mois, Thomas a aussi rejoint Leonardo dans le groupe. Ils étaient douze enfants de 2 à 4 ans dans le groupe d'Isabelle qui avait une aide jardinière aussi. Nous avons senti qu'on s'occupait vraiment de nos enfants, et qu'on ne les abandonnait pas dans une garderie pour aller travailler. On avait un retour tous les jours sur ce qui se passait dans la journée. Les jardinières sont formées et continuent de se former en permanence. C'est précieux car ça leur permet de prendre en compte l'enfant en tant qu'individu, de savoir ce qu'il est capable de comprendre et de faire par rapport à son âge et son développement. En échangeant avec Isabelle, nous avons appris beaucoup sur nos enfants et sur nous en même temps. Ça nous a permis de mettre en place des choses pour avoir de meilleures relations avec nos enfants, pour pouvoir mieux les comprendre et les accompagner. Plus tard, nous avons connu Sophie, la jardinière de Leonardo dans le groupe de 3-6 ans. Au fil du temps nous nous sommes rendu compte qu’Isabelle et Sophie avaient trouvé leur vocation, leur mission de vie, leur passion : accompagner nos enfants, les nourrir, semer des valeurs humaines, leur apprendre à être.


Lucas HEMMERLE, Livreur alimentaire, Ancien élève à l'Ecole Steiner-Waldorf Mathias Grunewald, Colmar J'ai commencé ma scolarité au jardin d'enfant de Strasbourg, puis je suis allé à l’école Steiner de Strasbourg (de 2003 a 2007), puis j'ai déménagé à Sélestat, donc je suis allé à l’école Steiner de Colmar jusqu'en 2012. J'ai eu une très bonne expérience dans les écoles Steiner. Pour moi, l’école Steiner pour les enfants en bas âge, c'est mille fois mieux que le public car on faisait plein de choses manuelles, qui demandent de faire évoluer sa créativité, qui t'ouvrent l'esprit. Après quand ils grandissent, c'est à eux de faire le choix de continuer ou aller dans le public. C’est ce dernier choix que j’ai fait, car je voulais découvrir le public et je n'ai pas été déçu. Donc pour moi les écoles Steiner devraient même être obligatoires pour les enfants en bas âge. Pour la suite je ne peux pas en parler.


Camille DICHAMP, Vendeuse, Ancienne élève et Parent à l'Ecole Steiner Blanchefleur, Troyes Cette école est pour moi un champ immense de possibles. Elle permet à l'enfant de s'épanouir et lui laisse toutes les possibilités d'advenir. Cette pédagogie ouvre les portes et ne tente pas de mettre les individus dans des cases. Que vouloir de plus pour nos enfants ? J'y ai été très heureuse et j'ai fait le choix depuis bien longtemps d'offrir ce cadeau de vie à ma fille. Aujourd'hui elle est heureuse mais elle ne prendra conscience de la chance qu'elle a que plus tard... Et j'espère que ce sera pour elle une nouvelle source de bonheur.


Eglantine Agathe DERREUMAUX, Massage bien être, Ancienne élève à l'Ecole Steiner-Waldorf Mathias Grunewald, Colmar Voici mon expérience d’enfant : j’ai d’abord été à la maternelle puis au CP... Seulement voilà, j’étais une enfant perturbée par ma vie personnelle, familiale et dyslexique (ce qui n’était pas bien connu en 1982) ; alors je regardais le ciel et les oiseaux par la fenêtre et étais vraiment absente aux sollicitations mentales de l’apprentissage de la lecture... Ma mère qui voulait me soutenir a demandé l’aide de l’enseignante qui n’a pas su quoi faire. Elle a donc cherché un enseignement autre et c’est comme ça que je suis arrivée dans une école Steiner. Les effectifs étaient peu nombreux et l’équipe d’enseignants à l’écoute. Surtout la pédagogie incluait beaucoup d’apprentissages par l’expérience manuelle, gestuelle, colorée, corporelle, de collaboration. J’ai compris plus tard que tout cela est très bon pour aider les dyslexies et pour des personnes qui auraient tendance à s’éloigner d’une réalité triste. Je pense aussi que les enfants, même ceux qui sont en pleine forme, ont avantage à apprendre par l’expérimentation, par la créativité, le respect des rêves, par l’acceptation de ce qui motive l’individu. L’école Steiner a sauvé mes apprentissages de base. Je l’en remercie. J’ai quitté la scolarité à 17 ans. Steiner ou pas, je n’étais pas faite pour rester assise sur une chaise et faire des études intellectuelles. J’ai fait plusieurs jobs, manuels bien sûr, des cours du soir toujours pour évoluer, puis une formation et dix ans d’expérience en agriculture, et je suis masseuse de bien-être depuis douze ans. C’était dans mon caractère d’être curieuse et manuelle. J’ai finalement aussi guéri de mes histoires d’enfance. Mes enfants sont allés à l’école publique du quartier, j’ai essayé d’apporter la créativité... Nous y avons été les parents « bio-pas-trop-d’écrans », souvent les profs nous ont félicités de la créativité de nos deux filles et de leur vivacité d’esprit ! Ado, je pensais qu’il y avait un fossé entre les deux écoles ; en tant que parent d’élève j’ai découvert que beaucoup de profs aimeraient plus enseigner avec la créativité et l’expérience pratique. Le système conventionné n’en donne souvent pas le temps ni la liberté. Je suppose qu’aucun système ne peut être parfait pour tous. À chacun de trouver les éléments de son équilibre.


Thomas OURY, Entrepreneur, COO at Apidays, Ancien élève à l'Ecole Steiner-Waldorf, Verrières le Buisson Je suis arrivé à l'École Steiner de Verrières-le-Buisson en région parisienne en 2è classe (équivalent du CE1) et j'ai quitté l'école à la fin de la classe de la 7è (équivalent de la 5è) pour réintégrer le collège public en 4è (vous suivez ?). Voici quelques souvenirs d’enfance de mon passage à l’École Steiner de Verrières-le-Buisson : À Steiner (c’est comme ça que nous appelions l’école familièrement), il n’y avait pas de notes sur les devoirs et les contrôles mais des appréciations et des commentaires pour s’améliorer au prochain contrôle (pas de système de compétition entre enfants, j’y reviendrai). À Steiner, nous avions des cours super cool que les autres enfants n’avaient pas dans les écoles publiques : menuiserie, couture, peinture, agriculture, musique (pas de la flûte à bec niveau 1, non, des véritables cours de musique avec du chant, toutes sortes d’instruments, du solfège et des représentations devant les parents d’élèves deux fois par an), l’enseignement de l’anglais et de l’allemand dès l’équivalent du CP en plus des matières traditionnelles, mais aussi de la cuisine bio à la cantine le midi, des plats et des produits de saisons, etc. Bref, une vision de l’éducation orientée vers l’art, les travaux manuels et l’international (plusieurs enfants de ma classe étaient par ailleurs des enfants de parents expatriés américains, pays du Golf, etc.), vers la créativité plutôt que la compétition, vers la compréhension du monde dans sa diversité et l’importance de l’écologie, vers l’épanouissement et la découverte de son unicité plutôt que de chercher à contraindre tous les enfants à un cadre unique. Pourquoi est-ce important, voire primordial aujourd’hui ? L’organisation de nos sociétés et des entreprises tend à automatiser et à confier aux machines et aux intelligences artificielles toujours plus de tâches accélérant ainsi la destruction des emplois les moins qualifiés. De nouveaux systèmes économiques fondés sur les décisions algorithmiques, données issues de services autonomes ou robotisés, notamment l'Internet des objets (IoT), que l’on nomme l'économie programmable ouvre la voie à un monde d'innovations technologiques. C’est le principe de la destruction créatrice de l'économiste Joseph Schumpeter (1883-1950) dans son livre « Capitalisme, Socialisme et Démocratie » publié en 1942. Si l’arrivée du train a fait disparaître les cochers, l’intelligence artificielle aura un impact sur la destruction des emplois dans nos sociétés sans précèdent. C’est la quatrième révolution industrielle ainsi décrite par Klaus Schwab, économiste et fondateur du World Economic Forum. Alors que reste-t-il dans ce monde qui change à vitesse exponentielle ? Les emplois très qualifiés et les personnes qui créent, produisent et maintiennent toutes ces innovations technologiques. Dit autrement, qu’est-ce qui ne sera jamais confié à des machines ? La créativité humaine, l’innovation, l’art, la création, l’entreprenariat… Or, l’éducation au sein des écoles Steiner apporte le cadre idéal pour préparer les enfants à entrer dans ce monde car elle favorise justement la créativité, la diversité, et la prise de conscience des enjeux environnementaux dès le plus jeune âge. A ce titre, les nouveaux modèles d'éducation fleurissent à travers le monde aujourd'hui car l'école traditionnelle ne s'adapte pas aussi rapidement aux transformations de nos sociétés (cf. École 42 à Paris, Holberton School à San Francisco, les écoles Montessori, les plateformes d'éducation en ligne comme Udemy, etc.).


Prunella RIVIERE, Comédienne, autrice, productrice, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou Je tiens à apporter un témoignage de mon expérience de scolarisation dans une école Steiner-Waldorf, moins pour défendre les écoles, que par agacement des mensonges et erreurs véhiculés par des individus et relayés par la presse. J'y ai fait toute ma scolarité, passé mon bac, rencontré des ami.es que je vois toujours, pu faire un échange d'un trimestre aux États-Unis, appris beaucoup de choses qui dépassent le cadre purement "scolaire" : monter un mur, faire du pain, participer à une association humanitaire en Bolivie, jouer des pièces de théâtre, visiter Amsterdam, rencontrer des écrivains, faire un stage dans une crèche municipale, chanter dans une chorale de 60 participant.es, partir en voyage de classe dans les Vosges, accueillir des correspondants américains, allemands... Tout ce qui fait de ces écoles un espace de rencontre, de mélange et d'ouverture sur le monde. Je suis encore très proche de certains.es élèves que j'ai rencontrés il y a 44 ans. Il y a un médecin-chercheur (qui travaille sur le covid-19), une architecte d'intérieur, une vendeuse, des commerciaux, des musiciennes, une artthérapeute, une directrice d'agence de publicité, un chercheur en physique nucléaire, une employée de la RATP, et la liste est longue… Je suis moi-même comédienne, autrice. Certain.es ont mis leurs enfants dans des écoles Waldorf, la plupart non. Ce qui est certain c'est que nous n'avons jamais eu de cours sur Rudolf Steiner ou sur l'anthroposophie, que l'on ne nous a jamais influencés pour porter une quelconque parole. Quand j'entends les essais pédagogiques menés par l'éducation nationale ou certains établissements, cela me fait doucement rire, sur le respect du rythme de l'enfant, l'apprentissage des langues dès le plus jeune âge, l'inclusion des enfants porteurs de handicaps, l'importance du geste artistique au bon développement de tous, les échanges avec d'autres pays, d'autres cultures, l'obligation de 20% d'aliments bio dans les cantines... Tout ceci était déjà en place il y a 50 ans au sein de la pédagogie Waldorf !


Guillaume GOUTCHTAT, Technicien du son, Ancien élève à l'Ecole Perceval, Chatou J’ai tant de choses à dire sur mon expérience que je ne sais par où commencer. Comment rester simple et concis quand on parle d’évènements qui ont changé ma vie. J’ai effectué ma scolarité à l’école Steiner Perceval de Chatou à partir de mes 14 ans. Aujourd’hui, à 35 ans, je suis très reconnaissant pour tout ce qui m’a été enseigné là-bas. Avant de découvrir cette école j’étais en échec scolaire complet. Et pourtant, j'avais toujours eu de la chance. N’étant pas un mauvais garçon, les professeurs étaient gentils avec moi bien qu’ils ne sachent pas trop quoi faire pour m'aider. L’enseignement standard ne fonctionnait pas avec moi. Pendant mes premières années à Perceval, j’allais de surprises en surprises. On m’enseignait des matières dont je n’avais jamais entendu parler, j’apprenais aussi bien à me servir de mes mains que de ma tête et de mon corps. Grâce aux travaux manuels, j’ai enfin eu la reconnaissance de mes professeurs et de mes camarades, cette reconnaissance qui m’avait tant manqué dans le système traditionnel. Grâce à ça, j’ai compris que je n’étais pas un raté qui n’arrivait jamais à avoir la moyenne en classe malgré tous ses efforts. J’ai compris que je pouvais le faire. Au bout de beaucoup d’efforts, j’ai fini par avoir mon bac scientifique et fait les études de technicien du son que je souhaitais. Cet accomplissement personnel m’aurait sûrement été impossible dans une école standard puisqu'on commençait déjà à me parler d'orientation professionnelle qui ne me plaisait pas. Il faut garder de la diversité dans notre système d’éducation ; je n’étais pas fait pour le système standard, mais je ne pense pas que les écoles Steiner soient adaptées pour tout le monde non plus. Chacun a des besoins différents. Je suis en manque de mots pour décrire à quel point les accusations de secte ne correspondent pas à mon expérience personnelle. Parmi mes amis qui ont suivi la même école que moi et avec qui je suis toujours en contact, certains sont resté proches d'activités liées à la philosophie Steiner ; la plupart font totalement autre chose. Chacun de son plein gré et en appréciant les outils qui nous ont été donnés durant notre éducation. Aujourd'hui je ne suis plus en contact avec mon école Steiner, non parce que j'ai souhaité rompre, mais juste parce que la vie m'a emmené ailleurs et j'ai bien de la peine à comprendre qu'il y ait des accusations de secte envers cette pédagogie qui m'a tant fait de bien et laissé prendre mon envol sans rien me demander en retour.


Etienne LAFFAIRE, Startup manager à la French Tech Grande Provence, Ancien élève à l'Ecole Perceval, Chatou Je suis un ancien élève des écoles Steiner-Waldorf. Cette pédagogie et cette école nous ont sauvés, moi et mon frère, de l'échec scolaire. Nous sommes aujourd'hui designer et startup manager. Nous sommes infiniment reconnaissants à la pédagogie Steiner-Waldorf de nous avoir accompagnés vers ce que nous souhaitions réellement faire.


Sophie GUERINET - DE CLERCK, Communication, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou J’ai fait pratiquement l’ensemble de ma scolarité à l’école Perceval (sauf la dernière année, celle du bac). J’ai ensuite obtenu un Master en sociologie, un autre en Relations Humaines, l’un à la fac l’autre dans une école. J’ai commencé ma carrière en RH puis j’ai déménagé aux États-Unis et j’ai bifurqué ; aujourd’hui je travaille dans la communication où j’ai fondé mon association et je suis également coach professionnel (j’ai repris des études plus tard). Je suis mariée, j’ai trois grands enfants qui vivent respectivement au Canada, en Angleterre et en France ; tous trois n’ont pas suivi un cursus Waldorf, car ils sont internationaux (nous avons vécu huit ans aux États-Unis) et ont été au lycée international de Saint-Germain-en-Laye à notre retour. Je pense être comme tout le monde, même si j’ai passé douze ans à Perceval. Oui, la pédagogie est différente, oui, je ne pense pas que ça s’adresse à tous les enfants mais ce n’est absolument pas une secte ou quelque chose d’effrayant ou de terrible. C’est une école où j’ai passé des années formidables et où j’ai rencontré mes meilleurs amis, où j’ai appris les maths, la physiquechimie, le français... et la forge, le tricot, la peinture, la musique... Alors oui, on est un peu comme une famille puisque nous avons passé près de douze ans dans la même classe ! Aujourd’hui, nous sommes tous très différents, dans des métiers différents, avec des sensibilités différentes, aujourd’hui chacun a sa propre vie mais il reste entre nous un lien qui nous unit, cette éducation si accueillante, simple et bienveillante. Je pense que cette pédagogie nous a ouvert l’esprit : le fait d’être différent ou d’apprendre différemment est une richesse. Pour moi ça m’a appris le respect des autres, de la vie, le respect de la différence. Je ne comprends pas ces attaques - et je trouve ça terrible à un moment où on a justement besoin de regarder notre monde différemment, où on a besoin d’un retour aux choses simples - que cette pédagogie soit à ce point attaquée. Je ne connais pas toute la pédagogie, ni même l’histoire de Rudolf Steiner. Je ne suis pas sûre que je serais d’accord avec tout ce qu’il a dit ou fait. Je ne suis même pas au courant de ce qu’est l’antroposophie (pour moi c’est juste un mot) et pourtant j’ai passé douze ans dans cette école ! J’évolue dans un monde totalement conventionnel, mes idées ne sont pas si différentes de celle de mes voisins, mon éducation n’est pas tellement différente de celle de mon voisin ou même de mes enfants, si ce n’est que j’ai fait beaucoup d’arts plastiques, de théâtre, de peinture et de dessin. Alors une secte, certainement pas ! Je précise qu’aujourd’hui je n’ai pas de lien particulier avec l’école mais je garde des liens avec un bon nombre de camarades de classe et ça s’arrête là. Si vous avez besoin de me contacter, n’hésitez pas…


Charlotte HELIOT, Professeur des écoles, Parent d'élève à l'Ecole Perceval, Chatou Cela fait maintenant deux ans que nous avons découvert cette pédagogie pour notre troisième fille. Grâce à cette approche pédagogique, notre fille a retrouvé le goût d’aller à l’école et d’apprendre. Elle y est heureuse, elle reprend confiance en elle. Parallèlement, en tant que parents nous découvrons une autre manière d’appréhender les apprentissages et c’est passionnant !


Aurélie PROT-GEORGES, Coiffeuse, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou Moi, Aurélie Prot-Georges, scolarisée dans une école Rudolf Steiner à Chatou dans les Yvelines entre 1991 et 1997, je peux témoigner de mon expérience : "J'ai découvert le bonheur". Étant très triste dans le public, mes parents ont découvert cette pédagogie. Je me suis épanouie grâce à l'approche différente de l'apprentissage. Travaux intellectuels le matin, manuels l'après-midi. Chaque professeur prend conscience de la difficulté de l'enfant. Grâce à cette école j'ai découvert la peinture, la sculpture, le bois, le théâtre... Mais aussi les langues, la chimie, les mathématiques sous une forme différente et le plus important, le partage avec ma classe et les enseignants. D'ailleurs, trente ans après nous sommes toujours en contact. Les uns intermittents, professeurs, médecins, coiffeurs, traders, psychologues... Si je pouvais revenir trente ans en arrière, je n'hésiterais pas à revivre cette merveilleuse aventure et au passage, je remercie mes parents de m'avoir offert cette école de vie qui m'a marquée à jamais.


Jessica LANG, Chargée de communication, Ancienne élève à l'Ecole Perceval, Chatou J'ai eu la chance de faire toute ma scolarité (ou presque) au sein de l'école Steiner Perceval située à Chatou en banlieue parisienne. Pourquoi la chance ? J'y ai rencontré mes deux meilleures amies dont je ne me séparerai jamais et j'y ai passé de superbes années. Aller en cours n'a jamais été une contrainte, bien au contraire. Sans exagérer, cette école m’a permis de me révéler, moi qui étais une mauvaise élève dans le public. On m'a fait confiance, on m'a montré de la bienveillance et de l'écoute, et cela a été payant. Après une année de CP calamiteuse dans une école publique élitiste - je refusais d'aller en classe et je pleurais chaque matin - ma mère a décidé de changer les choses et a choisi de tester cette nouvelle pédagogie dont elle avait entendu parler par une amie allemande. Mon père vétérinaire et ma mère (relations humaines) n'étaient absolument pas dans l'Anthroposophie, et nous n'avons pas été contraints d'y adhérer, je précise. Cela a été le meilleur choix qu'elle ait fait pour moi qui y suis restée de la 4e classe (le CE1) jusqu'en Terminale où j'ai passé mon BAC Scientifique pour intégrer par la suite une prépa littéraire hypokhâgne / khâgne et suis aujourd'hui chargée de communication au sein du service marketing d'IKEA France. Entendre que c'est une secte - ou une école pour enfants à problèmes - m'a toujours choquée, ces personnes n'ont jamais mis les pieds dans une école Steiner. Qu'ils discutent avec les anciens élèves, ils se rendront bien compte que nous ne sommes pas endoctrinés ; que nous avons toujours notre libre arbitre, peut-être un petit grain de folie, mais c'est ce qui fait le charme de ces années : on nous a laissés nous épanouir autrement que par la course aux bonnes notes et à la popularité, en nous laissant développer notre imaginaire et notre créativité, notre curiosité et notre ouverture d'esprit. J'ai eu des professeurs formidables, d'autres moins mais je n'en garde par de mauvais souvenirs. Quand je parle de ma scolarité à mes amis n'ayant pas été dans une école Steiner, ils sont toujours épatés de mon enthousiasme et de la diversité des choses que j'ai pu tester et apprendre au cours de ces années d'études : en passant par le théâtre (en langue étrangère !), la couture, la sculpture, le travail du bois et du cuivre, la calligraphie, mais aussi l'eurythmie ! Ah, la fameuse eurythmie… qui s'apparente à de la danse contemporaine pour moi. La liste est longue. Aujourd'hui où les pédagogies alternatives sont mises sur le devant de la scène pour leur vision innovante de l'éducation, faisons preuve de bienveillance et laissons la différence exister par rapport au circuit scolaire classique. Ce qui est sûr, c'est que cette pédagogie ne peut pas convenir à tous les enfants, pour moi cela a été très bénéfique et je remercie encore ma mère d'avoir pris cette décision. Jessica


Adrien BERNIE, Educateur, Ancien élève à l'Ecole Perceval, Chatou J'ai été élève pendant 12 ans à l'école (Steiner-waldorf) Perceval de Chatou de 1982 à 1994. Je garde un souvenir globalement très positif de ces années de la maternelle (jardin d'enfants) à la fin de 1ère (11ème). J'y ai appris notamment à être et rester libre en cultivant un esprit critique envers les autres comme envers soi-même. Tout n'y était pas parfait et il y aura toujours des points à améliorer, mais après réflexion, ces imperfections ne sont que des points de détails. Ce qui me semble important, c'est la globalité et cette globalité est très positive. J'ai apprécié cette école, cet écosystème ouvert sur le monde. Durant toute ma scolarité, au gré des années, certains de mes camarades quittaient l'école suite aux choix de leurs parents et d'autres élèvent y entraient. J'étais toujours content de rencontrer de nouveaux élèves avec une autre expérience, un autre parcours. J'ai toujours trouvé des professeurs à l’écoute et en bonnes relations avec mes parents. Ces professeurs avaient des personnalités bien différentes et j’appréciais ces différences. Certains exerçaient depuis longtemps dans l'école et d'autres, venant d'écoles classiques, intégraient régulièrement l'équipe d'enseignants. Je trouvais enrichissant de découvrir ces nouveaux venus, j'écoutais avec attention leurs conseils et leurs critiques. Je me suis toujours senti libre de partir sans jamais en éprouver le besoin. D'ailleurs quand j'ai quitté cette école pour faire ma terminale dans une école classique sur Paris, je me suis très bien adapté, comme à ma connaissance les autres élèves de ma classe. J'ai parfois des nouvelles d'anciens élèves qui ont des parcours et métiers bien différent et il m'est agréable de les revoir quand l'occasion se présente. A l'issue de ma scolarité j'en savais peu sur Rudolf Steiner si ce n'est que c'était un philosophe autrichien fondateur des écoles Steiner-Waldorf. Je ne me souviens pas avoir reçu de cours au sujet des origines des écoles Steiner ni au sujet de son fondateur. Pour autant le sujet me semblait pouvoir être abordé simplement si un élève le demandait. J'ai été très surpris, pour ne pas dire choqué, d'apprendre puis de lire les accusations, parfois virulentes, portées à l'encontre des écoles Steiner en France. « dérives sectaire... doctrines ésotériques... problèmes sanitaires... » ces accusations sont aux antipodes de ce que j'y ai vu et vécu durant 12 ans. Je me souviens que nous avions régulièrement des visites médicales avec un médecin. Nous avions parfois des visites d'inspecteurs de l’Éducation nationale qui venaient assister à un cours qui se déroulait de façon habituelle. Cette école est pour moi tournée vers l’extérieur, ouverte sur le monde. Il y a des écoles pour réussir dans la vie et celle-ci m'a aidé à réussir ma vie. Ma vie n'est pas parfaite bien sûr mais j'aime ses imperfections et je la trouve singulière, originale et globalement réussie. Adrien Bernié

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